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Les couacs de la formation professionnelle : Le pays en mal de « logisticiens »

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Le secteur du transport et de la logistique, qui a besoin d’un nombre important de compétences spécialisées, est loin de trouver celles qui peuvent répondre à ses besoins. Du logisticien au déménageur en passant par l’agent de transit, le déclarant de douane, le responsable d’entrepôt, le chef d’agence, le magasinier cariste… Les profils recherchés sont variés et les compétences offertes sont rares. D’autant plus que « la modernisation du secteur logistique marocain crée une demande de profils nouveaux, parfois très spécialisés et peu ou pas disponibles sur le marché national », souligne-t-on dans le document de la SNDCL.
Constituant le quatrième axe de La stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique (SNDCL), « le développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique », est loin d’atteindre les objectifs assignés. C’est du moins ce qu’affirmaient les professionnels du secteur, dans le cadre d’une évaluation à mi-parcours de la mise en application de ladite stratégie.
À quelques mois de l’arrivée à échéance de la SNDCL, rien ne semble rassurer quant à sa capacité à atteindre ses objectifs en matière de formation. Cette stratégie, qui prétend être consciente de l’inadéquation entre l’offre et la demande en termes de profils (en particulier pour les métiers des opérateurs) qui caractérise le marché de l’emploi en général, s’est appuyée sur un plan de formation 61.600 entre cadres et techniciens à l’horizon 2015 et 173 mille à l’horizon 2030. À l’heure du bilan, les résultats de ce plan, qui visait de toucher l’ensemble des niveaux de qualification (opérateurs spécialisés, techniciens spécialisés, ingénieurs et managers) à travers deux initiatives clés : formation pré-embauche et post-embauche), sont peu probants.Pour ce qui est des profils de l’équivalent de bac à bac+5, hormis le lancement de quelques masters, notamment, celui de l’ENCG de Tanger en (2010-2011) et qui forme une trentaine de cadres par an et l’Institut spécialisé dans les métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire de Nouaceur, qui devrait être opérationnel dès la rentrée 2013-2014, rien n’est à signaler en l’attente de la rentrée 2014-2015. L’OFPPT travaille sur le lancement de trois instituts de formation aux métiers de la logistique et du transport (Fès, Mohammedia et Benguerir) et compte ouvrir un centre à Taourirt. Pour l’heure, l’Office en est encore au stade des études techniques.

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