Les Palestiniens réprimés en Israël sans témoins 

Alors que rien ne semble arrêter le processus de colonisation relancé par Israël, en dépit des protestations internationales, la soldatesque israélienne persiste à réprimer les Palestiniens désarmés. Tel-Aviv qui refuse que la communauté internationale témoigne de ce qui a court dans l’entité sioniste, y compris dans les prisons où les Palestiniens sont réprimés, n’a pas renouvelé les visas au personnel du Haut commissariat aux droits de l’homme. 

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Israël cesse de délivrer des visas à l’agence des droits de l’homme de l’ONU

Des affrontements ont eu lieu  vendredi 16 octobre dans plusieurs régions de la Cisjordanie occupée entre les jeunes palestiniens et les soldats de l’occupation israélienne qui ont réprimé des rassemblements organisés pour protester contre la poursuite de la colonisation et la cueillette des olives.

Le mercredi 14 octobre, le Conseil de planification supérieur de l’administration civile israélienne a donné son accord pour la construction de quelque 2.166 logements en Cisjordanie occupée.
Israël a repris la construction de colonies après une suspension de quelques mois, le temps de conclure l’accord de normalisation avec les Emirats arabes unis et le Bahreïn.

Des dizaines de palestiniens ont été blessés dans la région Jabal Zawiyé au centre de la vile d’A-Khalil dont un aux balles réelles, a rapporté le Centre palestinien des médias.

Dans les monts de la localité de Barcat au nord-est de Ramallah, 3 palestiniens ont été blessés aux balles en caoutchouc, pendant la cueillette des olives. Les forces d’occupation ont même agressé les reporters. Mêmes scènes de violence israélienne à Kfar Kaddoum où une manifestation hebdomadaire est organisée régulièrement pour protester contre les colonisations israéliennes. Des dizaines de manifestants et des journalistes ont asphyxiés par les gaz lacrymogènes largués sur eux.

N’appréciant pas que les Nations Unies aient publié en février une liste de sociétés actives dans les colonies israélienne illégales, Tel-Aviv omet depuis des mois d’accorder des visas aux membres du Haut commissariat aux droits de l’Homme, a indiqué l’ONU vendredi.

« Les demandes de visas ne sont pas formellement refusées, mais les autorités israéliennes n’ont ni accordé ni renouvelé de visas depuis le mois de juin », a déclaré, dans un courriel à l’AFP, Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. « Des membres internationaux de notre personnel ont dû quitter Israël en août après expiration de leur visa », a-t-il ajouté. « Et trois membres internationaux qui ont été nommés en Israël n’ont pu prendre leurs postes, faute de visas ».

Cela provoque « une situation totalement irrégulière, qui nous empêche de mener à bien les tâches de notre mandat », a-t-il poursuivi. Pour rappel, Israël avait qualifié le rapport publié à l’époque de « honteux », estimant que cette liste pourrait servir à des appels au boycott et avaient annoncé cesser toute relation avec le Haut commissariat. Contacté vendredi par l’AFP, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué qu’il n’avait rien à ajouter au communiqué publié en février.

Rupert Colville a précisé que les bureaux du Haut commissariat en Israël restaient ouverts, avec 26 membres de son personnel national et trois internationaux. « Nous espérons toujours que la situation pourra être réglée bientôt », a-t-il ajouté.

Il y a lieu de rappeler qu’après les vives protestations d’Amman, le Royaume de Jordanie étant toujours lié avec Israël par l’accord de paix de Wadi Araba, Josep Borrell,Haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité,  a dénoncé les plans des autorités israéliennes prévoyant la construction de près de 5.000 nouveaux logements dans des colonies en Cisjordanie occupée.

Le chef de la diplomatie de l’UE a affirmé dans un communiqué que ces plans mettent en péril la viabilité d’une solution négociée à deux États, conformément aux paramètres convenus au niveau international.

“Les colonies sont illégales au regard du droit international”, a réitéré J. Borrell, rappelant que l’UE ne reconnaîtra aucun changement aux frontières d’avant 1967.

La période de mars à août 2020 a également été marquée par un pic de démolitions ou de confiscations d’habitations et de structures palestiniennes en Cisjordanie malgré la pandémie de Covid-19, a déploré J. Borrell, réitérant l’appel de l’UE aux autorités israéliennes pour qu’elles cessent ces démolitions, y compris celles de structures financées par l’UE.

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