Les syndicats conditionnent la reprise des activités économiques 

Si quelques organisations syndicales ont salué l’appel du gouvernement a la reprise des activités économiques après l’Aïd Al fitr, elles ont également appelé l’Exécutif à assurer les conditions de sécurité sanitaire nécessaires pour mener à bien cette opération. Les centrales syndicales ne sont d’ailleurs pas sur la même longueur d’onde. On notera aussi l’absence de réaction de l’Union marocaine du travail (UMT) et de la Fédération nationale du travail (FNT) proche du PJD. 

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Les syndicats conditionnent la reprise des activités économiques 

Ennaâm Miara, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc, a affiché son soutien a la décision du gouvernement portant sur la reprise de la production et la reprise des activités des entreprises, processus qui, selon le patron de ce syndicat proche de l’Istiqlal, va réduire la pression sur le fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Coronavirus.

Mais cet appui est nuancé puisque le retour des ouvriers aux usines et aux établissements de production «est principalement lié à la capacité de ces entreprises et du gouvernement en général à assurer les conditions internes de sécurité sanitaire», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de mettre en place des commissions provinciales qui déterminent la capacité de chaque établissement de production à répondre aux normes sanitaires.

Même son de cloche auprès de la Confédération démocratique du travail (CDT). La centrale a qualifié de «positive» la décision du gouvernement, appelant à «une vision prospective globale» sur la stratégie de déconfinement avec l’implication des centrales syndicales. «C’est une décision importante pour les entreprises et les salariés impactés, mais le plus important est de s’assurer du strict respect des conditions de santé et de sécurité au sein de ces unités», a déclaré Youness Firachine, membre du bureau exécutif de la centrale.

Mais tel n’est pas l’appréciation de la Fédération démocratique du travail (FDT). Ainsi, Abdelhamid Fatihi, secrétaire général, a estimé que l’appel du gouvernement aux entreprises à reprendre leurs activités après Aïd Al fitr est «général, inexact et contraire à la décision de prolonger le confinement sanitaire et pourrait constituer une menace pour l’effort déployé dans la lutte contre la pandémie». Ajoutant que le ministère de l’Economie doit préciser la nature de l’activité des entreprises concernées par cet appel.

La décision de prendre les activités économiques a été également saluée par la Confédération générale des entreprises du Maroc. Mercredi, son président Chakib Alj a déclaré que l’appel émis aux entreprises pour reprendre leurs activités après Aïd Al Fitr est une «décision rassurante» pour le tissu économique, que la CGEM «soutient énergiquement».

«Les entreprises et les commerces habilités à opérer ne reprendront que si et seulement si, toutes les mesures nécessaires à la sécurité sanitaire de leurs salariés et de leurs clients sont scrupuleusement respectées, tout en favorisant le télétravail lorsqu’il est possible», a-t-il souligné.

Lors de son passage, mercredi, devant la Chambre des représentants, le chef du gouvernement Saadeddine El Othmani a affirmé que le confinement ne signifie pas l’arrêt de l’activité industrielle et économique. Il faisait écho à l’appel de l’Argentier fait la veille au cours de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, aux acteurs économiques à reprendre leurs activités «directement après les jours de l’Aid», à l’exception des sociétés suspendues par des décisions administratives.

 

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