La Libye face à Daech… Multiples défis

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Dans le centre de Syrte, principal fief du groupe État islamique (EI) en Libye, les forces progouvernementales progressent à la faveur des frappes aériennes américaines. Mardi soir, un attentat-suicide à Benghazi a tué quinze membres des forces loyales aux autorités libyennes non reconnues par la communauté internationale, et fait une trentaine de blessés, selon des sources militaires.
Selon le Pentagone, les Américains ont mené sept frappes jusqu’à présent : cinq lundi et deux mardi, assurant que des combattants de l’EI avaient été tués, sans en préciser le nombre. « Les raids des de l’appui international à l’opération (du GNA) ont détruit une plateforme de lance-roquettes de l’EI et un bulldozer mardi à Syrte », ont indiqué de leur côté dans un communiqué les forces progouvernementales, qui sont entrés le 9 juin dans la ville située à 450 km à l’est de Tripoli.
Les raids US qui interviennent avec l’appui du gouvernement « légal », assure le Pentagone, n’est pas pour agréer le ministère russe des Affaires étrangères qui a appelé à agir « en stricte conformité avec le droit international ». Le chef du gouvernement libyen Fayel al-Sarraj avait admis lundi avoir demandé l’aide américaine, insistant sur le fait que ces frappes seraient limitées dans le temps et « qu’il n’y aura aucune présence étrangère sur le sol libyen ».
Mais le Parlement libyen, qui n’a jamais voté la confiance au GNA, a estimé que ces frappes américaines étaient des « violations de l’espace aérien » libyen. Selon une agence de presse qui lui est proche, il a par ailleurs convoqué l’ambassadeur américain à Tobrouk, dans l’est de la Libye.
Mardi soir, 15 quinze membres des forces loyales aux autorités libyennes non reconnues par la communauté internationale ont été tués dans un attentat-suicide à Benghazi, deuxième ville de Libye, selon des sources militaires.
Depuis plus de deux ans, la ville située à 1000 km à l’est de Tripoli est le théâtre d’affrontements quotidiens entre les forces du général Khalifa Haftar, chef proclamé de l’armée libyenne (ANL) mais qui ne dépend pas du GNA, et des groupes qui lui sont opposés comme le Conseil de la Choura des révolutionnaires. Cette coalition de milices islamistes dont fait partie Ansar Asharia, un groupe proche d’Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque sur son compte Twitter. Il a notamment indiqué que l’attentat avait « frappé un rassemblement des forces du ‘vendu’ Haftar ».
Dans la région, les forces algériennes ont été mobilisées le long de la frontière avec la Libye de crainte de voir les partisans de Daech fuir Syrte pour se réfugier ailleurs.

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