L’insurrection au Brésil alimente la toile

En trois semaines, Michel Temer, président intérimaire du Brésil a perdu deux de ses ministres pour des affaires liées à la corruption. Les mêmes affaires qui avaient coûté son poste à Dilma Rousseff, écartée le 12 mai dernier. Les réseaux sociaux brésiliens sont au bord de la surchauffe. C’est la corruption et tout ce qui pourrait ressembler à une entrave à la justice, dans le cadre de l’enquête engagée autour du dossier de Petrobras, qui alimentent les commentaires sur la toile. Et attise la rue. Le Mouvement Brésil libre (MBL), un des principaux groupes qui réclamaient la destitution de Dilma Rousseff sur les réseaux sociaux, a exigé -et s’en réjouit à présent- la démission des ministres impliqués dans des manœuvres suspectes. « Le Brésil ne peut tolérer des ministres qui s’opposent à Lava Jato (opération « mains propres ») et qui donnent un coup de main aux suspects », affirme le MBL. Temer qui est déjà fragilisé par ses liens avec la CIA est menacé de destitution si jamais « il ne balaie pas devant sa porte ». Les commentaires sur Facebook n’en finissent pas. A gauche, le message est autre : « On vous l’avait bien dit ! Ce gouvernement est bien plus corrompu que l’ancien », soutiennent les partisans de Dilma Rousseff. Jaques Wagner, proche de Roussef, a indiqué sur Twitter : « Le ministre de la Transparence a été pris la main dans le sac en train de conspirer contre Lava Jato. Plus transparent, tu meurs ! » Le gouvernement intérimaire passe un mauvais quart d’heure à l’heure où le Sénat doit voter sur le maintien de la destitution de Dilma Roussef.

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