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L’Istiqlal affiche ses ambitions: Et offre un« Contrat pour la dignité »

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Considérant qu’il ne peut y avoir de démocratie sans dignité, le parti de l’Istiqlal (PI) a choisi d’axer sa campagne électorale sur la dignité et d’en faire « le principal objectif des politiques publiques qu’il compte adopter et déployer sur la période 2017-2021 ». Pour ce faire, le parti table sur une croissance moyenne de 5 % et une création annuelle de 160.000 emplois dont 30.000 dans la fonction publique.
Se montrant plus réaliste que ses rivaux, le parti de l’Istiqlal a choisi de revoir à la baisse ses promesses par rapport à 2011, notamment en ce qui concerne la croissance et la création d’emplois. Au lieu de la création de 170.000 emplois (20.000 dans la fonction publique), il a, cette fois, promis 160.000 avec 30.000 dans le public. L’augmentation de la part des recrutements dans la fonction publique s’explique selon le document distribué lors d’une conférence organisée jeudi, par les départs massifs à la retraite. Ce qui ramène à dire que, d’ores et déjà, le PI compte poursuivre la même politique de recrutement qui n’a fait qu’alourdir de plus en plus le train de vie de l’Etat du temps d’Abbas El Fassi. Cette révision à la baisse, a touché également la prévision de croissance. Après avoir prévu 6 % de croissance en 2007, le PI a maintenu sa promesse de 2011, à savoir 5%, mais en nuançant qu’elle va être difficilement réalisable et que 4% s’avère plus proche à la réalité. Cependant, ce taux reste bien inférieur au seuil fatidique de 6 % de croissance que le Maroc doit réaliser pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché de travail. Avec un taux de croissance de 4 % ou 5% dans le meilleur des scénarios possibles, le PI compte donc créer plus d’emplois (160.000) que son rival le PAM qui prévoit 150.000 avec un taux de croissance de 6% !
En tout cas, ce programme qui compte 556 mesures devant aboutir à 90 objectifs et 64 engagements reste « un chantier réalisable » et non « des paroles en l’air », d’après le secrétaire général du parti, Hamid Chabat. S’exprimant à cette occasion ce dernier a axé son discours sur la dignité des Marocains qui selon lui a été touchée de plein fouet par les mesures de décompensation et la réforme de la retraite engagée par le gouvernement sortant. Un tort que le parti de Si Allal, compte réparer. C’est du moins ce que H.Chabat a assuré. D’après lui, le PI est déterminé à « revoir » les réformes du gouvernement actuel du régime de retraite et qu’il a qualifié de « calamité à l’encontre des citoyens », ainsi que la levée des subventions de la Caisse de compensation, soutenant que le « gouvernement aurait dû s’attaquer à ceux qui profitent du soutien ». Considérant qu’il ne peut y avoir de démocratie sans dignité, le parti de la balance a fait de celle-ci « le principal objectif des politiques publiques qu’il compte adopter et déployer sur la période 2017-2021 ». Le slogan de la campagne est choisi : « Contrat pour la dignité ».
Sur le plan politique, le programme affirme qu’il est « sûr de pouvoir relever les défis et affronter les contraintes au niveau intérieur, le PI compte s’opposer à tout ce qui serait de nature à vider l’action politique de son fondement démocratique.
Pour ce qui est des objectifs économiques ainsi que des mesures pouvant rétablir les équilibres économiques et sociaux, le parti a annoncé qu’il vise à bâtir une société égalitaire, « loin de tout capitalisme et libéralisme sauvage et de tout concept socialiste abstrait dont l’échec a bien été démontré ». Le PI compte mener des réformes structurelles à dimension horizontale pour établir un véritable développement dans les domaines de l’éducation, de la recherche scientifique, de la gouvernance, de l’environnement, de l’administration, de la justice, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire national. Dans ce cadre, il s’engage à renforcer l’encadrement pédagogique pour faire en sorte qu’il y ait 40 étudiants par enseignant au lieu de 53 en 2015, améliorer le classement du Maroc dans l’indice de perception de la corruption pour occuper une position inférieure à la 50ème en 2021 contre la 88ème en 2015 et relever le taux de collecte et de destruction de déchets pour atteindre plus de 85 % contre 65% en 2015.
Sur le volet économique, comme ses rivaux, il n’a pas échappé à cette promesse de plus en plus à la mode de « mettre en place un nouveau modèle économique. Selon ledit programme, ce modèle porte sur le passage d’une économie reposant essentiellement sur l’appui à la consommation vers une économie basée sur l’appui à la production et à l’export. Pour ce faire, le parti promet d’améliorer la performance des exportations par rapport aux importations dans la balance commerciale (80 % à l’horizon 2021 vs 58% en 2015), augmenter le taux d’investissement national par rapport au produit intérieur brut (36 % à l’horizon 2021 vs 31% actuellement) et réduire le nombre d’entreprises en cessation définitive d’activité économique (2.500 avant 2021 vs plus de 5.780 en 2015).
Pour ce qui est du volet social, le programme de l’Istiqlal vise en particulier la réduction du manque de médecins et infirmiers de 50 % à l’horizon 2021, et du taux de mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans (moins de 15 par 1.000 naissances vivantes à l’horizon 2021). Il promet aussi de limiter le déficit en habitation pour l’établir à moins de 100.000 unités à l’horizon 2021 (vs 400.000 en 2015), et désenclaver le monde rural et les zones montagneuses avec un taux de 95 % en 2021 vs 79% en 2015. Et de promettre de réduire le nombre de crimes commis de 25 % d’ici 2021, relever l’indice de liberté de la presse pour atteindre une position inférieure à 80% à l’horizon 2021 contre 131 en 2015, et améliorer l’indice de croissance des technologies de l’information et de la communication pour occuper une place dans le top 50 contre la 99ème position en 2015.
Sur le plan international, le PI envoie des signaux afin de rassurer quant aux précédentes déclarations de son secrétaire à propos de Sahara oriental (Tindouf et Colomb Bechar) dont la marocanité n’est guerre discutable selon le PI. Il a dans ce sens assuré qu’il abandonne tout combat politique et à vision limitée afin d’être à la hauteur des attentes de la nation et relever les défis majeurs autour de la fortification du pays, de son intégrité territoriale et la préservation de l’identité marocaine.
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