Loi de Finances 2016: Realpolitik…

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Le dernier projet de loi de finances de la législature, soumis aux fourches caudines du pouvoir législatif, passera l’examen parlementaire sans grands dégâts et au prix de quelques amendements. Il ne faudra pas s’attendre à un quelconque blocage malgré le diktat d’un Exécutif qui ne saurait être minoré par les ouvertures à destinations des partenaires économiques, comme ce fut le cas avec la Confédération patronale.

Mais cette ouverture n’aura pas fléchi l’élan des revendications patronales ni l’ire des centrales syndicales qui considèrent le projet de budget clivant à plus d’un titre. En cette année charnière où les regards des politiques sont braqués sur les prochaines législatives, il faut croire que l’Exécutif a joué la carte de la realpolitik plus que du populisme.

Le taux de croissance est limité à 3,5% et la politique de l’emploi des plus ordinaires. Point de ruptures à prévoir. Pas même celle liée à la fiscalité en mal de réforme. Le volontarisme n’est point à l’ordre du jour si l’on excepte celui induit par l’appui au monde rural ou encore celui lié à la mise en place de la régionalisation avancée. Autant dire que l’équipe Benkirane a fait preuve d’un conservatisme de bon aloi. Dommage pour un pays qui ne saurait avancer sur la voie de l’émergence sans ruptures.

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