L’ONSSA plus réactif que proactif dans le dossier des pesticides

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a réagi, mardi, à l’enquête publiée par Public Eye et Greenpeace Unearthed sur l’importation, par le Maroc, de pesticides de l’Union européenne mais interdits en Europe. 

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L’ONSSA plus réactif que proactif dans le dossier des pesticides

L’Office souligne que «les importations marocaines en pesticides utilisés en agriculture représentent uniquement 2% du total des exportations de l’Union européenne (UE) en ces produits». Toutefois, l’établissement public dont la nature de la fonction est liée à la veille sanitaire ne nie pas les dangers potentiels de ces importations. En soulignant qu’«il s’agit principalement des pesticides à base du 1,3 Dichloropropène, Paraquat et Cyanamide d’hydrogène. Le 1,3-Dichloropropène (1,3 D), représente à lui seul 87% de ces importations» tout en précisant que, pour le cas d’espèce, on face à un pesticide utilisé pour la désinfection du sol contre les nématodes avant la mise en culture. La dépréciation des sols n’intègre t elle pas la sphère de  ses compétences ? Comme pour s’excuser, l’ONSSA avance que ce «pesticide est actuellement homologué et utilisé dans plusieurs pays à travers le monde, notamment les USA, le Japon, l’Australie». Il affirme que «dans les pays de l’UE, son utilisation est toujours autorisée via l’octroi d’autorisations exceptionnelles notamment dans les pays producteurs de cultures maraîchères et de fruits rouges». Et d’ajouter que «le 1,3-Dichloropropène est actuellement en cours de réexamen en Europe en vue de son éventuelle réapprobation sur la base des nouvelles données scientifiques».

Pour ce qui est des autres produits chimiques cités par le rapport, l’Office note que «le secteur agricole marocain est concerné par 8 matières actives dont 4 sont déjà retirées du marché national (Propargite, Atrazine, Carbendazime et Acétochlore)». L’occasion pour l’ONSSA d’annoncer avoir «programmé le réexamen en 2021 du Paraquat, du 1,3-Dichloropropène, du Cyanamide d’hydrogène et du Triasulfuron».

La même source rappelle procéder «régulièrement» à ce réexamen. «Entre 2018 et 2020, l’Office a retiré 15 matières actives du marché national (…) C’est dans ce même cadre que l’ONSSA a déjà initié en juillet 2020 le processus de réexamen de 10 autres matières actives pour les soumettre à l’avis de la commission interministérielle de mars 2021 et a informé les sociétés détentrices des homologations de ces produits conformément à la réglementation et aux procédures en vigueur», conclut l’établissement. 

Nul besoin de souligner la nécessité de pousser les compétences de l’établissement vers un autre niveau. Tout en le dotant des moyens humains et matériels pour qu’il assume ses fonctions dans les meilleures conditions possibles. Loin de toute pression économique et/ou politique.

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