L’ONU s’échine à dégager une solution de paix: La Libye à la croisée des chemins

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Les libyens s’interrogent sur l’impact de l’annonce de la constitution d’un gouvernement d’union nationale, à Skhirat, par Bernardino Leon, l’envoyé spécial de l’ONU. La question est d’acuité à l’heure où le Parlement de Tobrouk (Al Karama) privilégie la poursuite du dialogue et qu’à Tripoli, les forces de Fajr Libya opposent leur veto à toute solution. En attendant, l’activisme des milices est loin de confiner à l’optimisme.
En effet, le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale, avait reporté sa décision sur l’offre de gouvernement d’union nationale proposée par l’émissaire de l’ONU pour trouver une issue politique au conflit.
Quatre ans après la chute du régime Kadhafi, la Libye est en proie à un conflit opposant deux Parlements rivaux : le Congrès général national (CGN) basé à Tripoli, sous la coupe de la coalition des milices Fajr Libya, et un autre siégeant à Tobrouk, reconnu par la communauté internationale.
B. Léon alimente l’espoir d’une normalisation de la situation à laquelle se greffe plusieurs milices djihadistes dont Daech. Début octobre, il a annoncé, depuis Skhirat la formation d’un gouvernement d’unité nationale. «Après une année d’efforts déployés dans ce processus avec plus de 150 personnalités libyennes représentant toutes les régions, le moment est enfin venu pour que nous puissions proposer la formation d’un gouvernement d’unité nationale», a-t-il déclaré.
Le gouvernement libyen d’unité nationale en question sera présidé par Fayez El Sarraj et aura trois vice-Premiers ministres : Ahmad Meitig, Fathi El Mejbri et Moussa El Koni. Selon M. Leon, l’embuche est de parvenir à un consensus sur la liste du conseil présidentiel.

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