L’opposition dénonce le tour de vis répressif en vigueur en Guinée

De nouvelles interpellations ont eu lieu en Guinée dans le cadre des enquêtes sur les violences autour de la dernière présidentielle. Quatre personnes au moins, des opposants, ont été entendues séparément par les policiers, ils figurent parmi les six personnes « activement recherchées ».

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L’opposition dénonce le tour de vis répressif en vigueur en Guinée

Quatre opposants guinéens ont été mis aux arrêts lors d’une vaste opération menée par les services guinéens. Ces campagnes d’arrestations et d’interrogatoires surviennent après les violences ayant émaillé la récente présidentielle. Les quatre hommes, entendus séparément par les policiers, figurent parmi les six opposants « activement » recherchés, selon le parquet à la suite des violences électorales, et plus précisément pour avoir « proféré des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre public ».

L’opposition dénonce une opération visant à la museler et à faire oublier le « coup d’État électoral » auquel s’est livré, selon elle, le président Alpha Condé. Ils ont tous été retenus dans les locaux de la police judiciaire où ils ont passé la nuit. Une situation que dénonce leur conseil Me Salifou Béavogui. «Ils ont tous été interrogés en notre présence effective pour des faits qualifiés de détention d’armes de guerre, de troubles à l’ordre public, pillage et destruction, de participation à un attroupement, de propos incitant à la violence, de menaces de nature à troubler l’ordre public et la sécurité. En réalité, ce sont des montages, le dossier il est vide », assure cet avocat. 

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