Lorsque B. Johnson fait la leçon à la Ligue arabe : En dénonçant les guerres par procuration de Riyad et Téhéran

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Si la région proche-orientale est à feu et à sang, c’est parce l’Arabie Saoudite se livre des guerres par procuration contre l’Iran. C’est le Chef de la diplomatie britannique qui le dit. Dans l’oreille du SG de la Ligue arabe. Voilà qui rejoint les convictions que le nouvel Président US a pour la région. Alors que B. Obama affirme, lui, que Daech est le fruit de l’invasion américaine de l’Irak. Les langues se délient…
Le patron de la diplomatie britannique n’a pas la langue dans la poche. La semaine dernière lors d’une conférence organisée à Rome sur le thème du dialogue, il a directement accusé le principal allié du Royaume-Uni dans le monde arabe, à savoir l’Arabie saoudite, et l’Iran, d’instrumentaliser l’islam et de se livrer à des guerres par procuration au Moyen-Orient. Dans la bouche de Boris Johnson, de telles affirmations prennent une autre dimension en s’inscrivant en faux par rapport aux usages diplomatiques du Foreign Office qui s’interdit toute critique publique d’un allié. En publiant la vidéo par laquelle le choking doit être ressenti jusqu’au 10 Downing Street, sa locataire ayant par ailleurs participé à Manama au récent sommet du CCG qui consacre l’alliance stratégique entre les deux parties, ressenti jusq, The Guardian a frappé un grand coup. La franchise avec laquelle compose le chef de la diplomatie britannique risquant de lui attirer les foudres non seulement de Londre, mais aussi de Ryad.
« Certains responsables politiques instrumentalisent et bafouent la religion, et les diverses branches d’une même religion (le ministre fait référence aux sunnites et aux chiites) dans le but de servir leurs propres intérêts politiques, c’est l’un des plus gros problèmes de toute la région », a lancé dans un premier temps Boris Johnson, au milieu d’une discussion publique avec le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit.

Il a ensuite poursuivi son discours en dénonçant un déficit de leadership dans la région à même de dépasser le clivage entre sunnites et chiites, avant de finir par pointer un doigt accusateur explicite en direction de Riyad et de Téhéran. « C’est pourquoi vous avez les Saoudiens, l’Iran, qui s’installent, jouent les marionnettistes et mènent des guerres par procuration », a-t-il asséné.
Que dira la Première ministre Theresa May qui rentre à peine de Manama où elle y a loué l’alliance centenaire qui lie la Grande-Bretagne à l’Arabie saoudite et le leadership de la famille royale ?
Et quel accueil sera réservé à B. Johnson attendu dans la région ce week-end, dans le cadre d’une visite prévue de longue date ?

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