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Lorsque Benkirane casse du sucre…l’orphelin encaisse !

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Non, Abdelilah Benkirane ne se contente pas de casser du sucre sur le dos des « riches » du Royaume, lui qui aurait tant aimé les « surtaxer » pour pouvoir tirer les pauvres veuves, orphelins et autres déclassés de la société de la marginalisation. Non pas qu’il n’en a pas envie, le régime fiscal s’en charge en partie, lui qui semble bien se complaire dans la confortable situation que lui procure le poste de Chef du gouvernement. Mais parce qu’il sait qu’il peut faire partager la pilule à tout le monde pour qu’elle puisse mieux passer. Et c’est ce qu’il a réussi à faire devant la chambre des conseillers qui l’a interpellé sur la politique sociale, lire dans l’intertexte de l’opposition ses limites. Et rien de mieux pour illustrer la « story-telling » du chef du PJD que de brandir devant les élus, et partant l’opinion scotchée au petit écran, l’exemple du pain de sucre. Car le désencadrement du prix du sucre n’est plus un tabou depuis que le choix a été fait de soustraire cette denrée de la liste des produits de base du panier des subventions. Ainsi, à chaque gorgée de thé, le marocain moyen se dira, au fond de lui, que la solidarité avec les miséreux du pays mérite tous les risques politiques que le pauvre Benkirane ose prendre dans ses contorsions surmédiatisées. On verra pour la suite… Surtout que les stratèges économiques de l’Exécutif n’ignorent pas que les prix de production du sucre sont fonction des cours mondiaux. Et tant pis si aux longues révolutions du pain que le monde a connu s’ajoute, depuis le Maroc, celle du pain de sucre ! Mais c’est une autre histoire.

Punching-ball

Non, Abdelilah Benkirane n’a pas le courage politique d’un F.Hollande qui, candidat à la Présidence, avait affirmé ne pas aimer les riches. Avant de succomber aux fastes de la Républiques et de ses ors. Lui, il a l’effronterie de casser du sucre sur le dos de l’un de ses ministres. Voyez le pauvre Belmokhtar, ministre de son état en charge du lourd dossier de l’Education nationale, essuyer la charge postillonnante du leader du PJD en lui rappelant, comme à un élève du primaire, oublieux de ses affaires, que « lui, c’est bien lui » le chef du Gouvernement, et non pas un quelconque autre quidam. Que toute la majorité plurielle et hétéroclite ne s’y trompe pas ! Et c’est à lui de décider ou non de la « francisation » des cours. Elémentaire, cher Belmokhtar ! Sauf qu’une telle charge, surprenante de la part d’un chef d’orchestre, traduit bien des ratés au niveau de la gestion des affaires gouvernementales. Voilà un Benkirane qui avoue ne pas être au courant de ce que le ministre de l’Education décide. Par arrêtés ministériels, pardi ! Un raté qui s’ajoute à celui qui a déjà fait couler beaucoup d’encre : la gestion du fonds de développement rural. Comme quoi, bien des choses passent à la barbe du bouillonnant Benkirane… Ce qui pose une question plus nodale sur l’homme politique et son emploi. En servant de punching-ball, Belmokhtar aura démontré une qualité rare qui fait défaut à tous les autres peuples de la planète : la patience. On saluera, puisque nul n’a osé jeter l’éponge, le flegme très british du sparing-partner. Quel pugilat

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