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Lorsque Pegasus donne des ailes au PP : Et menace la majorité du PSOE

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Le PP, première force d’opposition en Espagne dirigée par Alberto Núñez Feijóo, s’est interrogé si le «cas Pegasus» serait lié au changement de position du gouvernement espagnol sur la question du Sahara occidental, ont confié des sources partisanes à l’agence Europa Press.

Les mêmes sources laissent entendre qu’il «reste de nombreuses questions sans réponse, notamment en ce qui concerne le vol d’informations sur le téléphone portable du chef du gouvernement», ce qui fonde le PP à se demande si «le changement de position de Pedro Sánchez par rapport au Sahara Occidental est justifié ou non» et comprendre si «Pegasus a une relation directe avec ce qui s’est passé avec le Maroc».

Le PP va même jusqu’à mettre en doute l’«intégrité» du chef du gouvernement espagnol, évoquant une éventuelle «compromission» suite au vol d’informations par ledit logiciel espion.

De la même manière, le PP estime que le gouvernement doit également clarifier «qui a donné l’ordre d’enquêter sur les politiciens indépendantistes catalans», comme Pere Aragonés, étant donné que le Centre national de renseignement (CNI) n’agit pas seul mais reçoit des ordres de l’exécutif espagnol. Sur ces deux  dossiers, le PP espère attendre des explications de la part de l’exécutif espagnol.
Le chef du gouvernement espagnol a deux comparutions en suspens devant le congrès, la première pour le «cas Pegasus», prévue dans la semaine du 25 mai, et une autre pour le changement de position sur le dossier du Sahara, un débat parlementaire toujours sans date, ajoute Europa Press.

Une initiative visant à «établir une mission d’enquête au Maroc» concernant l’utilisation présumée par le royaume, du logiciel espion Pegasus vient d’être déposée au Parlement européen. «Les eurodéputés enquêteront sur la responsabilité qui pourrait incomber à Rabat dans l’espionnage de plus de 200 numéros de téléphone espagnols au cours de l’année 2021, dont ceux du président du gouvernement espagnol et de ses ministres de la Défense et de l’Intérieur», écrit El Espagnol.

L’initiative, à laquelle le journal espagnol a eu accès, «soulève la possibilité « d’établir une mission d’enquête au Maroc dans les meilleurs délais »», explique la même source, en précisant qu’elle a été déposée par le groupe libéral Renew. Signée par l’eurodéputé Jordi Cañas (Ciudadanos), elle soutient qu’«en tant que voisin proche, le Maroc est un partenaire privilégié de l’UE dans le domaine de la coopération politique et économique» et donc son éventuel manque de loyauté «doit être pris en compte par les institutions européennes».

Le document indique que «l’utilisation illicite de logiciels espions contre les États membres de l’UE est tout simplement inacceptable et doit faire l’objet d’une enquête». «Nous avons demandé cette mission au Maroc en raison des indications et des soupçons selon lesquels ce pays pourrait avoir été un inducteur d’espionnage sur les téléphones des membres de l’exécutif espagnol», a confié l’élu. «Les dates des attentats coïncident avec l’entrée massive de milliers de personnes à Ceuta face à la passivité marocaine», ajoute-il.

Le gouvernement espagnol a réfuté toute responsabilité du Maroc, rappelle le journal. «Les relations internationales sont basées sur des faits, pas sur des conjectures», s’est défendu hier José Manuel Albares, après avoir rencontré son homologue marocain Naser Burita, à Marrakech.

La plénière du Parlement européen recevra la proposition lors de sa prochaine réunion et devra décider à la majorité, conclut El Espanol.

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