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L’UC présente une charte électorale: L’Economie fait l’emploi

Contrairement aux autres partis qui ont présenté des programmes électoraux, l’Union constitutionnelle (UC) a choisi de soumettre une « charte » pour ne «pas porter des promesses trop chiffrées». Composé de vingt pages seulement, ce document qui demeure l’un des moins volumineux d’entre ceux présentés jusqu’à présent, contient 100 mesures centrées dans la plupart sur sa vision économique et ses mesures spéciales pour relancer l’emploi des jeunes.
S’articulant autour de quatre axes fondamentaux, à savoir la « vision économique », celle « sociale et sociétale », celle de « la gouvernance publique », et celle relative à la « gouvernance des territoires », cette charte adresse une sévère critique au bilan gouvernemental. « Un bilan aux antipodes des ambitions réelles du Royaume », « un taux de croissance au point 0 », « un taux de chômage de plus en plus inquiétant », ou encore un « manque de convergence des politiques publiques », tels étaient les principales critiques dressées à l’encontre de l’équipe gouvernementale sortante. Suite à cet exercice d’opposition inhabituel auquel s’est livré ce parti « créé pour diriger », le document publié sur un site portant le nom de son secrétaire général Mohamed Sajid (sajid.ma) explique les raisons du choix de cette approche particulière. « L’approche de projections numéraires classiques, et d’analyses stratégiques hors-réalités du terrain, n’est aujourd’hui plus viable dans un contexte économique et social dégradé depuis 5 ans », peut-on lire sur le document. Autant dire qu’il « a donc été décidé de ne pas porter des promesses trop chiffrées » annonce la charte qui tient en 100 mesures et en un agenda 2016-2021 pour l’emploi des jeunes.
Sur le plan économique, le parti du cheval compte « relancer l’investissement » par des mesures attractives. Dans ce cadre, il a été le seul à proposer une « baisse significative de l’impôt sur les sociétés (IS) pour l’ensemble des entreprises marocaines », mais aussi la réduction de la TVA sur les biens d’investissement et l’élargissement de l’offre de financement par la création d’ « une banque publique d’investissement au profit des TPME, capable de s’engager auprès des entreprises ». Proposant de « refondre le système fiscal », le parti compte réduire « la TVA sur les produits de consommation de première nécessité, tels que les produits alimentaires (huile, farine, sucre, etc), l’équipement et prestations pour personnes dépendantes, gaz et électricité, etc. ». Et d’aller plus en s’engageant pour « la transition de l’IR à la source (collecté mensuellement par les entreprises) vers un IR déclaré (par les salariés) à N+1 et collecté à N+2 ». Une promesse qui demeure difficile à tenir quand on sait que les recettes de l’IR viennent de rattraper celle de l’IS à fin août ! Sur le même volet, le parti propose de « favoriser l’innovation et la création par « la mise en place d’un système d’incitation / exonérations fiscales pour l’ensemble des efforts de R&D et d’innovation dans les entreprises. Chaque brevet et/ou investissement dans les nouvelles technologies et/ou dans des Start-ups, pourrait bénéficier d’exonérations fiscales, soit sur l’IGR, soit sur l’IS ». Le parti étonne également sur un autre point en promettant une lutte contre l’investissement non-productif. Et ce, par la « mise en place des mécanismes de coercition », notamment envers les investissements immobiliers (système de taxation additionnelle pour lutter contre la spéculation immobilière et le non-usage du capital immobilier ou foncier situé en zone d’activité dynamique) ».
Pour ce qui est de la vision sociale du parti, il propose la « mise en place d’un contrat unifié sans charges pour les moins de 25 ans, destiné aux TPE et PME. Afin de stimuler le marché du travail et d’encourager « le premier emploi », l’ensemble des contrats ANAPEC seront unifiés dans un nouveau contrat unique sans charges, d’une durée de 24 mois, pour les moins de 25 ans, destinés aux TPE et PME ». Ne manquant pas d’imagination le parti avance l’idée nouvelle d’ « élargir le statut d’auto-entrepreneur à l’ensemble des métiers de l’entreprise et de généraliser son utilisation, comme alternative au CDI ». Sur le même chapitre, la santé occupe une large place. A ce titre, l’UC propose la mise en place d’une « véritable couverture sanitaire universelle », et de « diversifier des ressources en financement, hormis les cotisations salariales ». Et ce, entre autres, par la « mise en place de nouvelles formes d’impôts, tel que le principe du pollueur-payeur (alcool, tabac, hydrocarbures, etc) » et « mutualisation des caisses de santé, à travers la fusion des différentes caisses d’assurance ». Sur le plan sociétal, l’UC accorde une attention particulière au volet sécuritaire. Promettant plus de fermeté, le parti promet de mettre en place « de nouveaux centres d’encadrement paramilitaires pour les délinquants juvéniles, afin d’acquérir les bases de la discipline et du savoir-vivre », la « mise en place d’un réel dispositif de sécurité Big Data, afin d’anticiper les actions criminelles et optimiser les enquêtes policières » et le « renforcement du réseau de caméras de surveillance ».
Sur le plan de la gouvernance, l’UC propose la continuation des réformes institutionnelles et des dynamiques déjà enclenchées et de « renforcer les prérogatives de l’Instance centrale de prévention de la corruption, à travers l’attribution de plus de pouvoirs ». Et d’innover en promettant une protection des dénonciateurs de la corruption par la mise en œuvre « d’un véritable statut de « lanceur d’alertes ». Ciblant de manière particulière les jeunes, l’UC s’engage à mettre en place et généraliser la « Carte Jeune » défiscalisée de la TVA, favorisant l’accès à l’ensemble des services publics gratuitement et à des services privés, à travers des réductions subventionnées ».

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