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L’unipolarité vole en éclats : Retour de la guerre froide…

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La rupture du dialogue entre Moscou et Washington sur le dossier la Syrie semble raviver plus que jamais la tension entre les deux pays. L’Administration américaine a notamment accusé Moscou et Damas de «crimes de guerre» à Alep. Plus, Washington a mis en cause directement la Russie dans des piratages liés à la campagne présidentielle américaine constatés au cours des derniers mois. Le produit de ces piratages a été publié sur les sites WikiLeaks, Guccifer 2.0 et DCLeaks. Les Etats-Unis ont promis d’y répondre.
En réaction à ces accusations, la Russie a appelé de son côté à la suspension de plusieurs programmes de coopération avec les Etats-Unis dans les domaines du nucléaire et de l’énergie. La tension entre les deux puissances n’a jamais atteint un niveau aussi fort ces derniers mois. Dans une interview accordée dimanche à la chaîne russe ORT, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a d’ailleurs considéré «l’attitude de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) et de ses infrastructures militaires le long des frontières de la Russie, le déploiement d’armes lourdes américaines et les sanctions comme l’expression d’actes inamicaux, voire hostiles». Pour le chef de la diplomatie russe, il est certain que «les relations entre les deux pays ont subi des changements fondamentaux». Des changements qui trouveraient leur origine dans la crise ukrainienne.
Quant à l’Amérique, elle persiste à voir en la Russie une importante menace. Pas plus loin que mardi dernier, le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Mark Milley, a sévèrement averti des menaces potentielles qui proviennent de la Russie. «Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal (…), l’armée des Etats-Unis (…) va vous stopper et vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant», a déclaré le général Mark Milley lors de la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington DC. Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement : «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental» et que «la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner». Tous ces éléments font dire au chef de l’état-major de l’armée américaine, Mark Milley, qu’un conflit avec la Russie est «quasiment certain».
Face à cette escalade, des alliés de Washington craignent le pire. Il en va ainsi du chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, qui a déclaré au quotidien Bild, que la période actuelle est «plus dangereuse» que la guerre froide.
«C’est une illusion de croire qu’il s’agit de l’ancienne guerre froide. Les temps actuels sont différents, plus dangereux», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères. «Le danger d’une confrontation militaire est considérable», a abondé aussi l’ex-diplomate allemand Wolfgang Ischinger, qui a été médiateur de l’OSCE pour l’Ukraine, cité dans le même article. «Ce danger n’a jamais été aussi important depuis des décennies et la confiance entre l’Ouest et l’Est jamais aussi faible.» La sphère actuelle de rivalité entre les Etats-Unis et la Russie n’est pas l’idéologie. Elle renvoie plutôt à une concurrence pour la défense des intérêts nationaux dans l’espace postsoviétique.
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