Lutte antiterroriste: À la conférence de l’OSCE, le Maroc plaide la coopération

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Lutte antiterroriste: À la conférence de l’OSCE, le Maroc plaide la coopération

Le Maroc coopère intensivement avec les pays partenaires et les organisations internationales concernées par la lutte contre le terrorisme, a affirmé mardi, Azzedine Farhane, ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Organisations internationales à Vienne.

Dans une allocution prononcée lors de la conférence régionale de haut niveau de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur le thème «les combattants terroristes étrangers, relever les défis actuels», A. Farhane a souligné que le Maroc coopère intensivement avec les pays et organisations partenaires, aux niveaux bilatéral et multilatéral, en matière d’échange d’informations et de coopération judiciaire dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, indique un communiqué de l’ambassade du Maroc en Autriche.
Le diplomate a rappelé, lors de cette conférence organisée les 11 et 12 février, que le Royaume a apporté une grande contribution aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à la lutte contre l’incitation et le recrutement des combattants terroristes étrangers, note la même source.

Le Maroc a fait le choix stratégique de renforcer la coopération sud-sud, nord-sud et tripartite, à travers la mise en œuvre de projets concrets avec de nombreux pays dans les domaines essentiels à la réalisation de la stabilité et le développement humain durable, a relevé A. Farhane, ajoutant que la participation multidimensionnelle du Royaume au niveau régional ne se limite pas seulement à fournir une formation militaire pour un certain nombre de pays africains, mais comprend également le renforcement de la coopération régionale et inter-régionale par le partage et l’échange d’informations.

L’approche du Royaume, basée sur la coopération, s’est avérée efficace et a permis de démanteler de nombreuses cellules terroristes et de déjouer de nombreux attentats terroristes dans le monde, outre la prise de mesures proactives contre le développement continu des menaces transfrontalières, a relevé le diplomate.

Il a souligné que lors de sa présidence du Forum mondial sur la lutte contre le terrorisme aux côtés des Pays-Bas entre 2014 et 2017, le Maroc a pu élaborer le mémorandum de La Haye-Marrakech sur les bonnes pratiques pour une réponse plus efficace au phénomène des combattants terroristes étrangers, et continuera, pendant sa présidence conjointe avec le Canada (2020-2022) à développer le forum en tant que plateforme rassemblant 30 partenaires des plus engagés dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Au niveau national, le diplomate a rappelé que le Maroc a adopté une stratégie intégrée et globale de lutte contre le terrorisme comprenant des mesures concrètes à tous les niveaux, conformément aux normes applicables dans le domaine des droits de l’Homme, dans le but de faciliter la réintégration de cette catégorie dans la société.

Il a également souligné que l’aspect sécuritaire constitue l’un des piliers de l’approche marocaine dans le traitement de la question du retour au pays de combattants étrangers, ajoutant que le Royaume s’est engagé, dans ce sens, à actualiser son système juridique et à introduire des programmes anti-extrémisme dans le milieu carcéral.

A. Farhane a rappelé qu’en 2015, le Maroc a créé le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), dont la principale mission est de lutter contre le terrorisme et de coopérer avec les partenaires nationaux et internationaux pour renforcer la gouvernance sécuritaire dans un cadre juridique et transparent.

Sur le plan religieux, le diplomate a indiqué que l’Institut Mohammed VI pour la formation des Imams, Morchidines et Morchidates propose des formations sur les enseignements du rite Malékite au profit des Morchidines et Morchidates, soulignant que de nombreux pays africains et européens demandent au Maroc de former leurs imams aux principes de l’Islam tolérant et d’échanger les expériences et les meilleures pratiques en la matière.

Le Maroc considère le retour des combattants ou des extrémistes comme un phénomène qui nécessite une vigilance accrue et une coopération plus étroite à tous les niveaux, a souligné le diplomate.

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