Lutte antiterroriste en Tunisie: 7 cellules démantelées en une semaine !

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La situation sécuritaire en Tunisie échaude l’Algérie qui vient de sonner l’alerte générale le long de sa frontière de l’Est pour endiguer toute menace sécuritaire. En effet, il y a lieu de rappeler qu’une cellule terroriste de 13 membres qui tenait des « réunions secrètes dans une mosquée » et enrôlait des jeunes au profit de groupes djihadistes a été démantelée mardi dernier près de Sousse, a indiqué mercredi le ministère tunisien de l’Intérieur. Il s’agit de la septième annonce de ce type par les autorités en moins d’une semaine en Tunisie, où le débat fait rage autour de la menace djihadiste. Selon les autorités, plus de 70 djihadistes présumés ont été arrêtés depuis le 25 décembre.
D’après le dernier communiqué du ministère de l’Intérieur, les 13 personnes interpellées mardi à Hergla, au nord de Sousse, ont entre 22 et 43 ans et ont avoué avoir recruté et envoyé « 12 jeunes dans des zones de tension », une référence à la Syrie, l’Irak ou encore la Libye.
Selon le texte, elles ont aussi admis être « en relation » avec un dirigeant de la phalange Okba Ibn Nafaâ, un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) principalement actif dans les montagnes de l’ouest du pays.
Le rythme des démantèlements de cellules terroristes s’est sensiblement accéléré ces derniers mois en Tunisie. Un pays qui compterait jusqu’à 5 500 ressortissants dans les rangs d’organisations djihadistes, d’après un groupe de travail de l’ONU. Ce que le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub minore en soulignant disposer d’une liste nominative de « 2929 terroristes » tunisiens dans les zones de conflit : environ la moitié en Syrie, près de 500 en Libye et moins de 150 en Irak. La localisation des autres est plus floue, voire inconnue, confie le ministre, qui n’écarte pas l’éventualité qu’une partie d’entre eux se trouve en Europe.
Un vif débat agite actuellement le pays sur la perspective d’un retour massif de ces djihadistes. Fin décembre, le syndicat national des forces de sécurité intérieure a notamment fait valoir que ces combattants avaient « reçu des formations militaires et appris à manipuler toutes sortes d’armes de guerre sophistiquées ». Ils pourraient rejoindre les « cellules dormantes » du pays et « élargir le cercle du terrorisme », a-t-il prévenu dans un communiqué. Surtout que la situation socio-économique est loin d’être confortable, comme le démontre la recrudescence des contestations citoyennes. Tout dernièrement, la ville de Kasserine connue pour son taux de chômage de 30%, le double du taux national, a été le théâtre d’affrontements avec les forces de l’ordre. Cette ville minée par la contrebande incarne l’impasse de la transition socioéconomique en Tunisie.

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