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Lutte contre le terrorisme en Syrie : Le deux-poids, deux-mesures d’Ankara

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Dans une interview à TV 100 tenue à quelques jours d’intervalle de la réunion de Téhéran entre les chefs d’état russe et turc pour relancer le processus d’Astana auquel l’Iran est partie prenante, le chef de la diplomatie turque a nuancé ses propos en assurant que la Syrie a le droit de retirer des organisations telles que les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de son territoire. Il a en revanche indiqué qu’« il n’est pas juste de qualifier l’opposition modérée comme terroriste ».

M. Cavusoglu a déclaré que « la Russie et les États-Unis n’ont pas tenu leurs promesses concernant la Syrie et que Moscou cherche à intégrer les FDS dans le régime syrien ». Ajoutant que « son pays peut lancer l’opération militaire en Syrie à tout moment ».

A rappeler que le ministère syrien de la Défense avait annoncé, dans un communiqué, la volonté de l’armée syrienne de faire face à «toute agression éventuelle de la Turquie et des organisations qui lui sont affiliées, en particulier avec l’intensification des provocations du régime turc sur le territoire syrien » dans le deux jours passés.

Pour sa part, Recep Tayyip Erdogan, président turc, avait annoncé plus tôt que son pays avait l’intention de lancer une opération militaire à l’intérieur du territoire syrien dans le but de « lutter contre le terrorisme » et d’établir ce qu’il a qualifié être « une zone de sécurité », indiquant qu’une décision sera prise à cet égard bientôt.

La Turquie a mené des attaques en Irak et en Syrie contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), sous prétexte d’empêcher les menaces des factions kurdes qui lui sont hostiles.

Une rencontre devrait réunir dans quelques jours, à Sotchi, le chef de l’Etat turc avec le Président russe Vladimir Poutine. La situation régionale constituera, à coup sûr, le plat de résistance des discussions entre les deux responsables. En tout cas, Moscou avait déjà opposé son véto à toute opération turque sur le sol syrien. Et comme pour donner le change, l’armée russe s’est renforcée dans le nord syrien à l’heure où l’armée syrienne investit la zone frontalière avec la Turquie à l’exception des zones encore sous domination de la mosaïque de djihadistes dont l’obédience à Ankara n’est plus à démontrer.

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