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M. Aoun parle d’entente avec le Hezbollah et non d’alliance : Et refuse d’assiéger la formation de H. Nasrallah

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Assurant vouloir « les meilleures relations avec l’Arabie saoudite », avec laquelle le Liban est en crise, le chef de l’Etat libanais a insisté pour qu’elles soient « institutionnalisées, afin qu’elles ne soient plus affectées à chaque fois par un quelconque individu », en allusion aux déclarations de George Kordahi, ministre de l’Information, dans lesquelles il a qualifié la guerre contre le Yémen « d’absurde ».
Selon M. Aoun, les relations s’étaient détériorées bien avant, à cause du Premier ministre Saad Hariri, « et nous avons passé un an et demi à vouloir former un gouvernement afin de nous réconcilier avec l’Arabie saoudite. Et quand il a échoué, il s’est excusé de ne pas avoir formé de gouvernement ». Indiquant qu’il n’y a pas de médiateur entre l’Arabie et le Liban, le chef de l’Etat libanais a poursuivi que « la solution réside dans le fait de parler directement avec le royaume. Mais c’est coupé maintenant, avec le Premier ministre (Najib Mikati) aussi. Il y a des signes de règlement sur lesquels nous essayons de travailler, discrètement, et qui pourraient éventuellement apporter des résultats positifs afin d’ouvrir le dialogue ».
En réponse à une question sur la relation entre l’alliance de son parti le Courant patriotique libre avec le Hezbollah à la récente crise entre les deux pays, M. Aoun a déclaré que ce qui existe « est une entente, et non pas une alliance ». Précisant que « tout le monde sait, les Arabes, les Américains et les Européens, que je ne peux pas assiéger le Hezbollah, qui respecte pour moi trois règles fondamentales et indispensables : la résolution 1701, la stabilité interne, et ne pas attaquer les ambassadeurs des pays dont les gouvernements l’ont désigné comme étant une organisation terroriste ni à leurs ressortissants, tels que les Américains, les Britanniques, les Allemands et les pays arabes ».
Le président libanais a souligné qu’il n’était pas en désaccord avec l’Arabie saoudite, et « c’était l’un des premiers pays que j’ai visités après mon élection », notant que la crise avec Riyad « a commencé le jour où sa relation avec Saad Hariri s’est effondrée. Ce qui s’est passé en Novembre 2017 a été le début de la dispute ». En allusion à la séquestration de S. Hariri par le prince héritier saoudien Mohamad ben Salman.
Concernant la date des élections législatives, fixée par le Parlement libanais pour le 27 mars, M. Aoun a déclaré qu’il ne signera pas le décret appelant le corps électoral à voter le 27 mars.
« Lorsqu’il me parviendra, je le renverrai afin qu’il soit amendé. Je n’accepterai la tenue des élections législatives qu’entre deux dates : le 8 ou le 15 mai », a-t-il souligné, en expliquant que « le 27 mars prive des milliers de Libanais en âge de voter, s’ajoutent les conditions météorologiques défavorables à cette date. Les élections parlementaires n’ont jamais eu lieu au Liban à cette date. Sauf en mai ou en juin. Même en cas de dissolution de la Chambre des représentants, les élections étaient convoquées au printemps, pas en hiver. » Et de poursuivre que « le jeûne du Ramadan commence début avril et se termine à la fin de celui-ci, ce qui permet que le vote ait lieu la semaine ou les deux suivantes. Quant à ceux qui prétendent qu’il n’est pas possible de mener leur campagne électorale pendant le mois de jeûne, il n’y a pas de réponse plus simple que de dire que celui qui n’a pas préparé sa campagne avant le jeûne du Ramadan n’en a pas besoin pendant ou après celui-ci ».
Aoun a expliqué aussi les raisons pour lesquelles il soutient le recours au mégacentre pour les élections : « à travers lui, nous réduisons le boycott du vote dû à la nécessité pour les électeurs de se déplacer vers des endroits éloignés et ils peuvent donc voter là où ils habitent. Nous n’avons pas besoin d’un long et grand effort pour préparer le mégacentre, qui n’est rien de plus qu’un réseau électronique. Grâce à lui, nous réduisons les boycotts et éliminons les pots-de-vin en transportant les électeurs dans les bus des candidats. »
Interrogé sur les élections présidentielles, il a répondu que « ceci est autre chose. Plus aucun président ne viendra comme ceux qui m’ont précédé, qui ne représente personne, ni eux-mêmes. Il devrait faire partie de sa base. Lorsque nous arriverons à la fin de mon mandat, je quitterai définitivement le palais de Baabda à un successeur ».

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