Le Mali fragilisé par les attaques terroristes

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Lourd est le bilan de l’attaque de la caserne de Nampala mardi, dans le centre du Mali: 17 morts parmi les forces maliennes et une trentaine de blessés. Le gouvernement promet une réponse rapide, et une enquête. Le Président Ibrahim Boubacar Keïta a reçu plusieurs ministres lors d’un conseil de sécurité restreint. Revendiquée par la brigade Macina d’Ansar Dine, l’attaque a auparavant été parrainée par un nouveau groupe armé peul : « l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ) ». Cette nouvelle offensive meurtrière était puissante et coordonnée. Pourtant, trois jours avant ce forfait, des mouvements suspects avaient été signalés dans le secteur de Nampala. Une donnée qui a poussé le chef de l’Etat à faire état de défaillance dans le dispositif de l’armée sur place. Des dizaines d’assaillants lourdement armés, à bord de véhicules neufs, ont tiré sur ce camp avant d’en prendre le contrôle, et rapidement ensuite une autre équipe d’assaillants a attaqué les check-points, postes de sécurité autour du camp principal. Résultat : les soldats de l’armée ne pouvaient plus coordonner les actions avec leur base. Le ministre de la Défense Tièman Hubert Coulibaly a annoncé un bilan plus élevé : « Nous avons perdu 17 hommes et déplorons 35 blessés » à Nampala, a-t-il déclaré sur la télévision publique. Selon le ministre malien de la Défense, les forces maliennes tenaient Nampala mardi soir et procédaient à des opérations pour retrouver les assaillants. Mountaga Tall, porte-parole du gouvernement, promet aussi que la lumière sera faite sur ces évènements.

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