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Le Maroc perd Malika Malak – Les médias en deuil

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Après une longue souffrance avec la maladie, et à la veille de la journée du militantisme féminin, Malika Malak s’en est allée, hier à l’Hôpital militaire de Rabat. Comme quoi, « les meilleurs partent toujours les premiers », résume l’adage. Car Malak comptait parmi ces rares journalistes sourcilleux dès lors qu’il est question d’éthique et de crédibilité. Atypique dans une profession peuplée de complaisants et autres courtisans, l’audiovisuel a cette vertu qu’il ne cache rien à qui sait regarder au-delà de la petite lucarne, Malak exerçait sa profession dans les règles de l’art. Faisant partie de la génération d’or de la deuxième chaîne 2m, la défunte était l’une des rares journalistes qui ont marié profession et militantisme tout en s’interdisant la complaisance même lorsque ses sympathies politiques étaient en question. Au service des droits de l’Homme et de la « transition politique », les émissions que la journaliste animait n’avaient toujours pas été du goût du tout-puissant ministre de l’Intérieur, et de l’Information de l’époque, Driss Basri, qui avait pesé de tout son poids pour interdire l’émission « Wajh wa hadath ». Ce qui n’a en rien entamé la foi de l’animatrice de l’inoubliable émission « Fil Wajiha ». Sur les sunlights, Malika avait réussi de grands débats politiques avec les ténors des formations de l’opposition (USFP et PI…), mais aussi avec des intellectuels de grande envergure tels qu’Abdellah El Aroui, connu par le choix minutieux de ses contradicteurs journalistes, Abed El jabri etc.
Qui aurait cru, il y a quelques mois de cela, que Malak allait se transformer en victime de l’ignorance d’une équipe médicale d’une clinique privée de Rabat lorsque, admise en urgence pour y subir une intervention chirurgicale, l’équipe chargée de l’opération l’aurait recousue en oubliant pansements et résidus ?! Et ce sont les chirurgiens de l’hôpital militaire qui ont découvert le pot aux roses après une radioscopie. Rappelons que la défunte, qui avait d’importants problèmes financiers, n’avait été admise à l’hôpital militaire de Rabat qu’après intervention du Cabinet Royal.
Pour ceux qui veulent lui réserver un dernier adieu, la défunte, décédée à l’âge de 61 ans, sera inhumée, aujourd’hui, après la prière d’Al Asr au cimetière Achouhada à Rabat. Le monde des médias est en deuil.


 


 

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