Maroc-UA : Le train de la normalisation s’ébranle, enfin…

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C’est officiel. Le train de la normalisation entre le Maroc et l’U.E a fini par s’ébranler. Ainsi, au ministère marocain des affaires étrangères et de la coopération, on signale que la présidente de la Commission africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a informé Salaheddine Mezouar que la demande d’adhésion du Maroc à l’Union africaine devait être diffusée aujourd’hui vendredi à l’ensemble des membres de l’UA. Dans un communiqué publié hier, la même source a tenu à circonstancier ce démarrage tardif d’une normalisation somme toute normale, exception faite peut-être pour les adversaires de la cause saharienne qui craignent le pire avec l’intégration du Maroc des rangs de l’organisation panafricaine. «Suite à l’entretien téléphonique du 31 octobre 2016 entre le roi Mohammed VI et le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine, au sujet de la distribution de la demande marocaine d’adhésion à l’Organisation panafricaine, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, s’est entretenu, aujourd’hui, avec la présidente de la Commission Africaine, MNkosazana Dlamini-Zuma», précise le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Le formalisme dont a fait preuve le Maroc, en rappelant les dispositions de la charte de l’UA (Art 29), n’est pas à appréhender comme une simple formalité plus qu’il ne s’agissait d’un rappel à l’ordre d’un pays qui, pour ceux qui l’ignorent encore, a été parmi les fondateurs de l’OUA, ancêtre de l’actuelle organisation panafricaine. Le Roi ayant choisi de prendre à témoin l’actuelle présidence en mettant le doigt là où il faut pour débloquer un engrenage que les adversaires du Maroc ont eu tendance à freiner à défaut de torpiller. Tout cela incite à une gestion toujours proactive du dossier de l’intégration marocaine à cet ensemble régional que des puissances adverses ont réussi non seulement à phagocyter, mais aussi et surtout à noyauter au point d’en faire un tremplin pour servir leurs intérêts propres en lieu et place de l’intérêt commun, éminemment africain. A Rabat, le processus de veille instauré pour mieux gérer la politique africaine du Royaume commence à porter ses fruits. En attendant d’autres avancées à arracher de haute lutte pour empêcher que le Continent ne sombre dans un maelström déstabilisateur nourri, pour l’essentiel, par un esprit revanchard et une quête de leadership régional.

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