Maroc-UE : Détricoter l’argumentaire séparatiste

L’avenir des relations entre le Maroc et l’Union Européenne se joue depuis hier, à Bruxelles. Le Conseil des ministres de l’UE (soutenu par la Commission européenne) et le Polisario devaient, chacun de leur côté, pouvoir plaider devant le juge de la Cour de justice de l’UE dans l’affaire de l’annulation, le 15 décembre 2015, par le Tribunal de l’UE de l’accord agricole Maroc/UE de mars 2012. Cela fait suite à la demande de l’UE de revoir la décision initiale qui fait état de l’annulation de l’accord avec le Maroc pour une durée de trois ans, après une requête introduite par le Polisario devant la Cour européenne, en novembre 2010. Dans leur plaidoirie qui se déroulera en audience publique, les avocats du Conseil des ministres de l’UE, soutenus en cela par la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader), devaient détricoter les erreurs de droit commises par le Tribunal de l’UE. Et battre en brêche la thèse selon laquelle le Maroc exploiterait les richesses des provinces du Sud. Le Maroc est soutenu par plusieurs pays européens comme la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal et la Belgique. Le Maroc bénéficie du soutien des pays de l’Union européenne (UE) qui considèrent que le Polisario n’est pas habilité à introduire une requête d’annulation de l’accord agricole entre le Maroc et les pays européens. Selon l’Union européenne, le Polisario ne dispose pas d’un statut juridique lui permettant de demander l’annulation de l’accord agricole avec le Maroc. Plus, le jugement obtenu par le Polisario recèle de nombreuses erreurs juridiques. Par exemple, dans son jugement, la Cour s’est référée à la demande d’un intermédiaire dont le nom ne figure pas sur la plainte.

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