Maroc/FMI : Une nouvelle ligne de précaution approuvée

0 57
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la deuxième ligne de précaution de liquidité (LPL) au profit du Maroc d’un montant de 3,47 milliards $. Une ligne qui se veut une assurance contre les chocs extérieurs, et qui permettra aux autorités de poursuivre ainsi le programme de réformes visant à renforcer la résilience de l’économie et à favoriser une croissance économique plus forte et plus inclusive. Pour le ministre en charge des Finances, cette ligne ne sera utilisée qu’en cas de choc extérieur imprévu et de grande importance. Pour rappel, les deux accords avec le Maroc au titre de la LPL, le premier portant sur un montant d’environ 6,21 milliards de dollars, et approuvé le 3 août 2012 et le deuxième accord de 24 mois au titre de la LPL, d’un montant de 5 milliards de dollars, a été approuvé le 28 juillet 2014, les deux n’ont jamais été utilisés. Pour sa part, Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI et président du conseil par intérim, a déclaré que la conjoncture mondiale et régionale est difficile, ce qui conduit à des vulnérabilités budgétaires et extérieures. «L’économie se heurte à des risques baissiers considérables. De manière plus précise, une montée des risques géopolitiques et sécuritaires, un ralentissement persistant de la croissance ou une plus grande volatilité de la situation financière mondiale pourraient porter durement atteinte à l’économie par le biais d’une montée des prix du pétrole, de perturbations des recettes d’exportation et du tourisme et des flux d’envois de fonds et de capitaux ou d’un renchérissement des coûts d’emprunt», dit-il. Le FMI considère que les autorités doivent atténuer davantage les vulnérabilités budgétaires et extérieures, tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte. La poursuite de l’assainissement budgétaire devrait se baser à la fois sur la maîtrise continue des dépenses et sur l’approfondissement des réformes fiscales. Il faut aussi la mise en œuvre sans délai de la réforme des retraites de la fonction publique et une décentralisation budgétaire prudente susceptibles de préserver la viabilité des finances publiques, conclut le DGA du FMI. Ainsi, c’est à un programme chargé que doit se confronter la prochaine équipe gouvernementale puisque plusieurs chantiers sont toujours en attente comme c’est le cas du plan de transition vers un régime de change flexible mais aussi en ce qui concerne le climat des affaires, la compétitivité et les politiques du marché du travail…

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus