Marrakech, capitale africaine par excellence : Le bon climat…

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La COP 22 que Marrakech abrite, avec tous les enjeux liés au climat et aux défis de la durabilité, ne pouvait pas ne pas rendre honneur à l’Afrique, continent qui subit de plein fouet les aléas induits par le réchauffement climatique. C’est pourquoi un sommet de chefs d’États et de gouvernements africains se tient à Marrakech ce mercredi 16 novembre. L’initiative royale fait écho, par ailleurs, au plaidoyer royal développé la veille en vue de mettre en pratique la solidarité dont doit faire preuve la communauté internationale en vue d’aider les pays les plus démunis à surmonter les multiples défis climatiques auxquels ils sont confrontés, défis qui prennent les allures de calamités naturelles avec les drames que cela engendre aussi bien pour les hommes que pour la terre. Une trentaine de participants sont déjà annoncés. Parmi les grands invités, le président du Sénégal, Macky Sall, le président de la Guinée, Alpha Condé, ainsi que le président français, François Hollande. Ces derniers prononceront des allocutions après le discours d’ouverture du Souverain. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations-Unies et John Kerry, secrétaire d’État américain y sont également attendus. L’initiative royale consacre, dans les faits, le ferme reprofilage de son action diplomatique multiforme à destination du Continent, dans ses diverses sphères et aires. A la clé, bien sûr, on devine l’ambition du Maroc à réintégrer l’Union africaine par la grande porte, en tant qu’acteur organique soucieux de donner plus de poids à la coopération Sud-Sud et décidé à rompre avec les paradigmes du passé. Le sommet africain de Marrakech est donc loin d’être anodin à l’heure où le Maroc entend se redéployer en Afrique et intégrer les rangs de l’organisation panafricaine desquels il s’est absenté des décades durant. Tout récemment, le Roi qui était en tournée dans la partie Est de l’Afrique, avait sensibilisé le Président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union Africaine, sur la nécessité de diligenter le traitement ad hoc réservé à la demande marocaine de réintégration de l’organisation panafricaine par les membres de la commission… Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque la présidente de la commission, Zuma, a fini par s’exécuter.
Certes, la diplomatie marocaine a encore du pain sur la planche pour réussir à dépasser les clivages et autres blocages toujours dressés par les adversaires de la marocanité du Sahara. Mais la nouvelle dynamique africaine que Rabat semble décidé à mettre en relief ne saurait être qu’évaluée à sa juste valeur par des pays qui ont succombé, au niveau du Continent, à la perfidie du jeu déployé par les sirènes du séparatisme, un facteur d’instabilité aux multiples dangers. D’ailleurs, il n’est absolument pas étonnant de voir l’initiative marocaine en faveur de l’agriculture durable en Afrique, désormais connue sous le nom de « Triple A », s’enrichir d’autres opérations de grande envergure. Le Maroc étant prédisposé à faire partager son expertise avec les pays frères et amis. Les énergies renouvelables peuvent constituer, à n’en point douter, une porte d’entrée supplémentaire. Sur le stand de la Côte d’Ivoire à la COP, le président Alassane Ouattara n’a-t-il pas plaidé pour un coup de pouce à l’Afrique en rappelant que le Continent avait besoin de s’industrialiser ? « Les autres pays ont eu l’occasion d’utiliser toutes sortes d’énergie pour se développer… Nous, nous voulons de l’énergie propre et pour cela nous avons besoin d’être soutenus. C’est un droit que nous avons… Ce sont les grands pollueurs qui doivent faire le plus effort et mettre en place les financements nécessaires pour aider l’Afrique. » a-t-il soutenu. Un appel qui fait écho au plaidoyer royal…

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