Marrakech, carrefour mondial de la Jet Diplomacy…

La semaine démarre sur les chapeaux de roue à Marrakech, ville hôte de la COP22 qui se transformera en capitale mondiale vers laquelle convergent les sunlights des médias internationaux. En effet, pas moins de 70 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus pour donner une autre dimension au sommet climatique que le Royaume accueille depuis plus d’une semaine déjà, avec son concert de rencontres à huis clos et de rendez-vous publics. Le Roi Mohammed VI qui est rentré d’une tournée africaine qui l’avait conduit successivement au Burundi, en Tanzanie et au Sénégal est appelé à présider le sommet de la COP22 le 15 novembre avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Selon un communiqué de presse de l’ONU, Ban Ki-moon partira dimanche soir de New York et atterrira lundi après-midi à Marrakech. Mardi sera donc un autre jour à marquer d’une pierre blanche dans cette messe internationale puisque les chefs d’Etat seront reçus individuellement à partir de 9h30 et jusqu’à midi environ par le roi Mohammed VI, Ban Ki-moon et Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), sur le site de Bab Ighli qui accueille l’événement. La cérémonie d’ouverture sera marquée par un discours royal à 12h30. Ban Ki-moon et Patricia Espinosa devraient se relayer ensuite pour donner le tempo sur les attentes et les compromis attendus de cette Conférence dédiée à la sauvegarde de la Planète terre. Et c’est au Palais de Marrakech que les hôtes de marque convergeront pour un déjeuner que le Souverain offre à cette occasion. La Jet Diplomacy appelée à prendre le relai des débats déjà engagés entre les diverses délégations ayant pris part à la COP 22 atteindra son point d’orgue avec les déclarations nationales faites par les chefs d’État ou de gouvernement, les ministres et chefs de délégation. Une action qui se poursuivra jusqu’au mercredi 16 novembre, jour d’ouverture du Sommet des chefs d’Etat africains auquel participent – à l’initiative du roi Mohammed VI – une trentaine de chefs d’État du continent, outre le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Cet événement d’importance qui se tient sous l’appellation Africa Action Summit est de nature à fédérer les pays africains autour de l’importance de la lutte contre les changements climatiques. Comme il traduit, cela va sans dire, l’engagement continental du Royaume appelé à prendre une autre ampleur avec son retour programmé au sein de l’organisation panafricaine. Le Maroc ayant à cœur de défendre les causes communes d’un continent à la croisée des chemins. L’Afrique étant frappée de plein fouet par les dégâts causés par les changements climatiques alors que ses émissions de gaz à effet de serre ne représentent qu’une goutte dans un océan. La diplomatie marocaine qui bataille pour corriger les distorsions du diktat environnemental fait sienne la quête d’un financement approprié susceptible d’atténuer les effets néfastes que l’économie hyper-carbonée charrie dans son sillage au grand dam des pays en développement et, en parallèle, se fait aussi l’avocat qui plaide en faveur d’un transfert technologique en faveur des pays réduits au statut de victimes involontaires des changements climatiques.
L’enjeu est donc de taille pour ce rendez-vous de Marrakech. Dès lors, rien d’étonnant à ce que les regards des pays frères et amis restent braqués sur le Maroc.

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