Marseille abrite le « Dialogue 5+5 sur la Méditerranée occidentale » : Rabat et Alger se tournent le dos…

0 53
Pas de mystère ! La 13e réunion, vendredi à Marseille, des ministres des Affaires étrangères du « Dialogue 5+5 sur la Méditerranée occidentale » sera consacrée à la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la situation dans le monde arabe. Au menu de ce rendez-vous qui regroupe les représentants du Maroc, de l’Espagne, de la France, d’Italie, de Malte, du Portugal, d’Algérie, de Libye, de Mauritanie et de Tunisie, des sujets d’importance seront examinés. Cela va de la situation en Libye, en Syrie et en Irak, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, en passant par le développement et la coopération, l’éducation, l’emploi et la jeunesse, outre les défis climatiques en prévision de la COP 22 qui se tiendra à Marrakech. Le Dialogue 5+5, qui regroupe les pays de la Méditerranée occidentale, est le plus ancien cadre de rencontre entre pays du bassin méditerranéen. N’empêche, il consacre, fort malheureusement, la césure entre deux pays voisins sud-méditerranéens, le Maroc et l’Algérie. En effet, si dans un communiqué la diplomatie algérienne affirme saisir « cette opportunité pour réitérer sa position traditionnelle d’appui à la promotion des liens de bon-voisinage et au renforcement des relations de coopération et de partenariat entre ses Etats membres », il n’en reste pas moins qu’Alger persiste à tourner le dos à son voisin marocain, y compris dans le cadre opportun de la lutte commune contre les risques terroristes qui planent sur la région. Une réalité que déplorent les responsables marocains. Pourtant, note voisin de l’Est à qui échoit la prochaine coprésidence du Dialogue 5+5 pour la rive Sud, au cours des deux prochaines années, plaide en faveur du « renforcement du dialogue politique et de la coopération pour relever les défis communs auxquels fait face la région ». Faut-il prendre au mot les responsables de la diplomatie algérienne qui s’échinent à contrer les intérêts du Royaume ? Il y a bien des raisons qui poussent à douter de la sincérité d’un pareil engagement.
Quoi qu’il en soit, la diplomatie française assure que cette rencontre permettra aux pays membres de « renforcer (le) dialogue et (les) coopérations en matière de sécurité, dans un moment où les crises régionales, en Syrie, en Irak, en Libye, au Sahel et au Proche Orient (…) sont un sujet de vive préoccupation. Lutte contre le terrorisme et la radicalisation seront au cœur des débats ». J. M Ayrault qui connaît parfaitement les susceptibilités entre les deux plus grands partenaires maghrébins saura ménager les responsables algérien et marocain en déplacement à Marseille. Quitte à se contenter d’une coopération transitive…

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus