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Les médias égyptiens face à la justice : Silence, on condamne !

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Le président du syndicat de la presse égyptienne Yehya Kallache et deux de ses collaborateurs ont été condamnés samedi à deux ans de prison chacun pour avoir abrité deux reporters, des « hommes recherchés par la justice », a annoncé un responsable judiciaire.
L’arrestation de ces deux reporters lors d’un raid au siège du syndicat puis l’interpellation des trois membres de cet organisme avaient entraîné des manifestations de journalistes dénonçant « un recul » de la liberté de la presse sous l’ère Abdel Fattah al-Sissi.
Le 1er mai, des policiers avaient forcé l’entrée du bâtiment du syndicat des journalistes pour y arrêter les reporters Amro Badr et Mahmoud Saqqa, accusés notamment d’ « incitation à manifester », alors qu’une loi interdit depuis novembre 2013 tout rassemblement non autorisé par le ministère de l’Intérieur.
L’incident avait déclenché des passes d’armes entre la direction du syndicat et le ministère de l’Intérieur, Y. Kallache dénonçant un régime « en guerre contre le journalisme » et réclamant la démission du ministre de l’Intérieur.
Yehya Kallache, le secrétaire général du syndicat, Gamal Abdelrahim et le chef de sa commission des libertés Khaled Elbalshy avaient ensuite été interpellés fin mai. Ils ont été relâchés depuis.
Le tribunal a par ailleurs fixé à 10.000 livres égyptiennes (580 euros) la caution qu’ils devront acquitter chacun pour rester en liberté avant un éventuel appel.
Les trois hommes ont été punis « pour avoir protégé des journalistes (confrontés à) des harcèlements et des menaces (…), a réagi dans un communiqué Sherif Mansour chargé du Moyen-Orient au Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
L’affaire de l’arrestation des reporters et des membres du syndicat avait été qualifiée par l’Union européenne de « développement inquiétant » pour la liberté d’expression en Egypte.
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