Mohamed Abdelaziz, alias « Al Merrakchi » est mort

0 84
Selon l’agence algérienne APS, le Polisario a annoncé mardi la mort de son chef, Mohamed Abdelaziz, «des suites d’une longue maladie». Agé de 69 ans, alias « Al Merrakchi » a succombé à un cancer des poumons qui, ces dernières années, rendait ses déplacements, comme ses activités à la tête d’un mouvement séparatiste, des plus difficiles. Ce marocain, natif de Marrakech, affectionnait particulièrement le cigare cubain qu’il consommait sans modération.
C’est à Khatri Addouh, président du Conseil national du Front séparatiste que revient la lourde charge de la direction par intérim du Polisario, mouvement de sécession à la tête duquel Abdelaziz trônait d’une main de fer depuis 1976. L’affaire est loin d’être aisée à l’heure où la contestation est à l’ordre du jour au sein des jeunes Sahraouis privés de tout par une nomenklatura polisarienne qui a fait fortune grâce au trafic des dons qui sont supposés venir en aide à la population séquestrée à Tindouf et ailleurs. La guerre de succession est ainsi ouverte dans les camps de Lahmada, là où la main des services algériens est omniprésente et omnipotente. D’après bien des algérianistes, aucun successeur à Abdelaziz ne saurait se défaire de l’emprise des services algériens qui instrumentalisent l’affaire du Sahara à des fins géopolitiques, l’Algérie étant engagée dans une course au leadership régional sans le moindre égard pour les intérêts bien compris de ses voisins, le Maroc en tête.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus