Le ton monte entre Téhéran et Riyad : Le Hadj de la discorde

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Non, entre Téhéran et Riyad, rien ne va plus. Après avoir croisé le fer sur plusieurs fronts toujours brûlants au Proche et Moyen Orient, les deux ennemis jurés se déchirent sur le pèlerinage à La Mecque à l’heure où le Moussem du Hadj démarre. Les salves en provenance de Téhéran n’épargnent pas les Al-Saoud en charge de la gestion des Lieux saints de l’Islam. Et ce qui les rend plus conséquentes est qu’elles sont l’œuvre de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien. A ses yeux, les serviteurs des lieux saints de l’islam sont réduits à des «égarés honteux», d’une «nature irrévérencieuse, non croyante et dépendante». A la veille du pèlerinage à La Mecque, qui se déroule cette année entre les 8 et 12 septembre, le plus haut dignitaire iranien a même appelé les musulmans à remettre en question la gestion des lieux saints par Riyad. Téhéran a décidé d’annuler les départs au Hadj après la mort de 464 pèlerins iraniens dans la bousculade qui avait fait, l’année dernière, 2.300 victimes. Même si plusieurs rencontres entre responsables des deux pays, quatre au total, devaient permettre le déblocage du « dossier Hadj ». Nul besoin de souligner qu’une telle attitude iranienne a de quoi irriter davantage les responsables saoudiens qui considèrent l’expansion de l’axe chiite comme la pire des menaces qui pèse sur le monde musulman. Alors que Téhéran persiste à voir en le wahhabisme le facteur de division par excellence du monde musulman avec ses extensions terroristes.

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