Morts et blessés dans un assaut armé au Quebec: Le Centre culturel islamique ciblé

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Deux hommes cagoulés ont ouvert le feu, dimanche soir, dans le Centre Culturel islamique de la ville de Québec, au Canada, faisant six morts et huit blessés. Le Premier ministre Justin Trudeau a dénoncé un « attentat terroriste contre des musulmans ».
Les assaillants ont mitraillé les fidèles, une cinquantaine, rassemblés là pour la prière du soir. « Les deux hommes portaient une cagoule noire » et l’un avait « un fort accent québécois », a expliqué un témoin interrogé par Radio-Canada. Quand les tirs ont commencé « les hommes se sont jetés à terre », a-t-il ajouté.
Un important dispositif policier s’est rapidement mis en place aux alentours, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place. « La situation est sous contrôle », a annoncé ensuite la police, précisant que les occupants de la mosquée avaient été évacués.
Deux suspects ont été interpellés, dont un à quelques kilomètres de Québec, après avoir pris la fuite. Rien n’indique que d’autres agresseurs présumés soient en fuite, a précisé la porte-parole de la police de Québec, Christine Coulombe.
« Nous condamnons cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué lundi 30 janvier. Le chef du gouvernement canadien a exprimé ses « sincères condoléances aux familles et aux amis des personnes décédées » et a souhaité « un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés ».
Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait déjà été la cible d’un geste à caractère haineux, mais beaucoup moins grave : une tête de porc avait été déposée devant l’une de ses portes l’été dernier. D’autres mosquées au Canada ont également été la cible de graffitis à caractère raciste au cours des derniers mois.
D’après « Le Soleil » journal québécois, un des complices de ce forfait aurait contacté lui-même les forces de l’ordre, en menaçant de se suicider. Le jeune âgé de 27 ans, muni d’au moins une kalachnikov, se serait finalement rendu à la police aux abords du pont de l’île d’Orléans.

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