Moscou et Téhéran entendent torpiller le Caeser Act dirigé contre Damas 

A quelques heures de l’entrée en vigueur du Caesar Act qui instaure de nouvelles sanctions américaines contre la Syrie, l’Iran se prépare à renforcer son aide à son allié. A Moscou, le chef de la diplomatie iranienne a souligné la concordance des points de vue avec les responsables russes en matière de gestion des sanctions US. 

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Moscou et Téhéran entendent torpiller le Caeser Act dirigé contre Damas 

Pas moins de 15 navires iraniens transportant toutes sortes d’aides se préparent à appareiller vers la Syrie, a indiqué le site d’information Jaddeh-Iran, citant des sources iraniennes.
« Téhéran veut aider Damas pour résoudre la pénurie de carburant et empêcher la dévaluation de la livre syrienne face au dollar américain », a affirmé cette source.
«L’Iran va aussi soutenir le secteur pharmaceutique syrien victime de plusieurs séismes ces temps-ci, suite à l’annonce de la loi César (Caeser Act) et en raison de la pandémie du nouveau coronavirus », a ajouté cette source pour le site.

La loi César votée par le congrès US fin 2019 et qui va entrer en vigueur à partir de mercredi 17 juin est destinée à sanctionner toute contribution financière, technologique ou militaire en faveur de la Syrie. La semaine passée, l’Iran avait dépêché plusieurs bateaux transportant du pétrole et des denrées alimentaires vers la Syrie.

Lors de sa rencontre avec son homologue russe  mardi 16 juin, le chef de la diplomatie iranienne Mohamad Javad Zarif a rendu compte d’une collaboration étroite entre les deux pays pour soutenir la Syrie sur le plan économique. « Nous disposons de relations économiques puissantes avec la Syrie. La Syrie dispose d’une ligne de crédit avec l’Iran. Nos amis et nous œuvrerons pour développer l’économie syrienne », a-t-il affirmé lors de son arrivée à Moscou. Et d’insister : «  Nous allons activer tous les moyens de coopération entre l’Iran et la Syrie ».

Le représentant de la Syrie aux Nations Unies Bachar al-Jaafari a violemment critiqué les Etats-Unis et l’Union européenne pour avoir refusé les sollicitations onusiennes de mettre un terme aux mesures économiques contraignantes imposées contre le peuple syrien qualifiant leur comportement de violation du droit international et d’une tentative d’imposer la loi américaine au monde entier. Les piques du diplomate syrien n’ont pas épargné Gir Pederson, envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

« Lorsque les Etats-Unis volent publiquement 200 mille barils de pétrole syrien par jour, et 400 mille tonnes de coton, lorsqu’ils allument le feu dans des hectares de champs de blé et volent 5 millions de têtes de bétail, lorsqu’ils se vantent de vouloir diviser la Syrie et qu’ils sont derrière la dévalorisation de la livre syrienne, lorsqu’ils imposent des mesures économiques contraignantes qui visent à asphyxier le peuple syrien, occupent des territoires syriens et protègent leur partenaire turc qui occupe d’autres territoires syriens,  alors que leur représentante évoque que son administration est préoccupée par la détérioration du  niveau de vie du citoyen syrien et l’attribue au régime, la question qui s’impose ici n’est-elle pas que nous sommes face à des symptômes d’une schizophrénie politique ? Ceci n’est-il pas le signe qu’ils souffrent d’une maladie grave », a conclu B. Jaafari son discours lors d’une séance du Conseil de sécurité.

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