Moyen-Orient : Les agences de notation dégradent quatre pays

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Quatre pays de la région du Moyen-Orient ont été dégradés par les agences S&P et Moody’s : l’Arabie saoudite, le Bahreïn, Oman et le Liban. La chute des prix du pétrole est à l’origine du downgrade des trois premiers, pour lesquels les recettes pétrolières constituent la majeure partie des recettes budgétaires. Le déficit budgétaire bahreïnien passe en effet de 3,6% du PIB en 2014 à 14,7% en 2016, et la dette publique devrait atteindre 100% du PIB en 2019. Les réserves de change saoudiennes chutent de 155 Mds USD entre 2014 et 2015, et le royaume enregistre un déficit externe de 8,2% du PIB en 2015 face à un excédent de 9,8% en 2014. Oman fait face à des déséquilibres budgétaires (18% du PIB) et courants (13%) significatifs. Quant au Liban, la préoccupante crise politique accentuée par la crise syrienne, la fragilité des finances publiques (une dette publique à 136,7% du PIB en 2016) et la croissance anémique (0,8% en 2016) sont les principales raisons de son downgrade. Il est à noter que S&P et Moody’s ont sanctionné la dépendance du Bahreïn aux financements des pays voisins d’une perspective négative. En revanche, ces mêmes agences accordent un outlook stable à Oman pour sa dette publique relativement basse et à l’Arabie saoudite, pour son plan de réforme « Vision 2030 ».

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