Mustapha Ramid: UN MINISTRE A la barre!

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Il adore faire son cinéma, le ministre de la Justice et des libertés. Le postillonnant ministre islamiste ne se contente pas d’exhaler les bulles d’air qui colonisent sa bouche en éructant ses ordres et oukases. Il adore aussi défendre ses projets auprès des médias qui veulent bien « marketter» le discours officiel, y compris ceux qui font avancer le pays à reculons! N’a-t-il pas élu domicile dans des rédactions pour « vendre » un projet de code pénal des plus rétrogrades ? Nul ne lui reprochera, à coup sûr, de jouer à la sur-médiatisation de circonstance. D’autant que les avocats du diable, et il en connaît un bout lui dont le bureau ronronne jour et nuit, courent les rues. Mais il a aussi son côté colérique qui s’exprime par des ruptures bien choisies. Comme celles qui ont mis à la rue deux de ses collaborateurs lâchés pour incompétence. Où alors via des attitudes butées à l’endroit des élus qui le chatouillent aux entournures. Comme ce fut le cas lorsque le dossier de sa sœur avocate a défrayé la chronique. Pour couper court aux diverses interrogations des représentants du pouvoir législatif, ô combien légitimes, Mustapha Ramid joue à plein tube l’invective s’il ne cherche pas à rabrouer l’assistance par ses envolées lyrico-colériques. L’homme, on le voit, adore cultiver les clivages. Tout en se prononçant en faveur du consensus. L’illogisme d’une telle démarche ministérielle est bel et bien tranché. Jamais clivages et consensus ne feraient bon ménage. A moins que la logique du polygame ne l’emporte chez lui. Celle qui consiste à consommer la chose et son contraire sous un même toit.

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