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N. Bennett dévoile la stratégie d’endiguement de l’Iran: Aux USA l’Irak et à Israël la Syrie !

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La stratégie d’endiguement du danger iranien est partagée entre Tel-Aviv et Washington.
Les deux ennemis jurés de l’Iran se sont mis d’accord sur un partage des taches, Israël assumant cette fonction en Syrie tandis que les Etats-Unis s’activeront en Irak, a affirmé, samedi, Naftali Bennett, ministre israélien de la Défense.
Des affirmations qui n’ont en rien indisposé les Américains…

N. Bennett qui vient de rentrer jeudi dernier d’une visite de travail effectuée à Washington, durant laquelle il a rencontré le secrétaire d’Etat à la Défense américain Mark Esper et autres hauts-responsables, n’aura donc pas dévoilé un secret.
Lorsqu’il assura, samedi lors d’un événement de campagne, que les deux pays alliés avaient convenu de travailler en tandem pour empêcher l’Iran de créer un corridor terrestre pour déplacer, via l’Irak et la Syrie, hommes et équipements vers le Liban et la mer Méditerranée.

«J’ai rencontré mon homologue, le ministre américain de la Défense Mark Esper, et nous avons défini très exactement notre coopération – les Etats-Unis prennent l’Irak et nous prenons la Syrie», a déclaré N. Bennett qui prenait la parole dans une synagogue située dans le quartier de Givat Shmuel, à Tel Aviv.

Le responsable israélien a confirmé qu’Israël avait mené des frappes contre l’Iran en Syrie, la semaine dernière.
«Nous avons intensifié de manière significative notre action, et notamment cette semaine, à l’aide de très fortes attaques contre l’Iran, contre la présence iranienne, contre des bases iraniennes, contre les missiles sol-air iraniens, contre les combattants iraniens, contre les milices iraniennes en Syrie et plus et plus encore… Et nous observons la manière dont les Iraniens transforment leur force en faiblesse», a-t-il continué.

Israël a fait savoir qu’il ne tolérerait pas une présence militaire iranienne permanente en Syrie et mené, pour ce faire, des centaines de frappes aériennes contre des cibles iraniennes, ces dernières années.

«C’est comme un puzzle contigu – l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban. Imaginez une canalisation, mais l’eau serait remplacée par des roquettes et du terrorisme. Si vous parvenez à extraire un morceau du tuyau, alors vous rompez la continuité et la canalisation s’assèche», a expliqué N. Bennett.

Le ministre israélien qui est aussi leader du parti religieux de droite dure Yamina, qa présenté sa stratégie pour s’attaquer à la menace posée par Téhéran en disant que son objectif était de faire sortir les forces de la république islamique de Syrie d’ici un an en transformant la Syrie en « Vietnam » de la république islamique.
«Ce territoire qui s’appelle la Syrie – nous y avons une supériorité aérienne et en termes de renseignements», a-t-il clamé.
«C’est un mauvais endroit pour les projets d’ancrage de l’Iran».

N. Bennett, qui raille depuis longtemps les bombardements de ces convois d’armes en clamant qu’ils ne s’attaquent qu’aux symptômes et non aux causes des déboires sécuritaires d’Israël, a estimé que l’armée israélienne devait plutôt se concentrer sur des frappes qui viseraient clairement les ressources et les bases de la république islamique au cœur de la Syrie. Et de préciser que l’Iran était responsable de 70 % des problèmes de sécurité d’Israël à travers la formation et le financement de «groupes terroristes» tels que le Hamas et le Jihad islamique palestinien à Gaza et que le Hezbollah au Liban.

«Nous avons perdu nos jeunes dans l’opération [bordure protectrice de 2014] à Gaza, dans la Seconde guerre du Liban, dans des batailles contre ces représentants de l’Iran. Et qui s’en sort pendant tout ce temps ? C’est la tête de la pieuvre», a noté le ministre.
«Nous sommes actuellement dans le processus où nous allons commencer à frapper la tête de la pieuvre – la puissance de l’Iran.
Je ne parle pas nécessairement d’une guerre ouverte avec l’Iran dès demain ; j’évoque plutôt quelque chose qui serait similaire à la guerre froide entre l’Union soviétique et les Etats-Unis avec les deux puissances régionales: Israël et l’Iran
», a-t-il déclaré.

N. Bennett a ajouté qu’il préférait éviter d’envoyer des troupes israéliennes au Liban ou à Gaza lors de conflits potentiels futurs.
«C’est jouer sur leur terrain et je veux déplacer le match sur le nôtre», a-t-il expliqué, affirmant qu’affaiblir l’Iran reviendrait inévitablement à affaiblir ses groupes mandataires, le Hezbollah et le Hamas.

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