N. El Baraka veut détrôner H. Chabat: Appel d’air frais au sein de l’Istiqlal

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Si la chronique politico-judiciaire ne retient dans le dossier istiqlalien que la lutte acharnée engagée par Hamid Chabat contre ses adversaires soumis à des sanctions, Yasmina Baddou et Karim Ghellab représentant autant de souffre-douleur pour l’actuel leader contesté, il n’en reste pas moins que dans les rangs de cette vieille formation politique, des voix s’élèvent de plus en plus pour contester le poids représenté par quelques cadors. En effet, un trio est particulièrement ciblé par les critiques acerbes des partisans d’un renouveau de l’Istiqlal qui serait l’œuvre de Nizar El Baraka qui ambitionne de succéder au trublion H. Chabat à la tête du parti. Benhamza, Bekkali et El Kihel représentent le trio honni qui dessert les intérêts de la formation d’Allal El Fassi. On reproche à ces cadres qui sont appointés par les finances du parti d’avoir outrepassé les règles de bienséance en décidant de l’avenir politique de la formation alors qu’ils ont le statut de simples employés du parti. Une incompatibilité flagrante de laquelle les inspecteurs de l’Istiqlal ne sont nullement épargnés ! « Il faut revoir tout cela » assurent de vieux routiers de l’Istiqlal, désemparés à l’idée de voir H. Chabat rempiler pour un mandat de plus à l’issue du Congrès programmé pour mai prochain. Surtout que l’on crédite l’actuel leader de la formation istiqlalienne d’avoir réussi à concentrer tous les pouvoirs entre ses mains en phagocytant l’appareil du parti.
La bataille au sein de l’Istiqlal promet d’être assez dure au regard des enjeux liés au poids de cette formation sur l’échiquier politique national, poids qui s’est amenuisé avec l’OPA de H. Chabat et de ses hommes liges. Et elle pourrait même prendre une autre tournure, plus judiciaire, avec le recours probable aux tribunaux pour faire invalider les décisions prises par la formation en vue d’exclure les candidats à la succession de Chabat qui ne font pas partie de la commission exécutive (article 54). Un développement qui se justifie au motif que les statuts de l’Istiqlal ne répondent pas aux normes liées à la loi sur les partis.

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