Nouvelle architecture électorale en gestation

Associant les formations politiques, le ministère de l’Intérieur ferraille pour doter le pays d’une nouvelle architecture électorale. Découpage, mode de scrutin et seuil électoral représentent les principaux piliers autour desquels le débat devrait porter. Mais l’enjeu passé sous silence, pour le moment, a trait à la capacité des acteurs politiques à remporter l’adhésion des électeurs. La désaffection ayant marqué de son empreinte les diverses échéances votatives. 

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Nouvelle architecture électorale en gestation

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, sait que le temps n’est pas son allié à l’heure où le deadline pour les prochaines épreuves votatives se rapproche inexorablement. C’est la raison pour laquelle il a décidé d’engager les concertations avec les formations politiques en vue de déblayer le terrain. Certes, le Covid-19 pèse de son poids sur le processus en cours. Et ce n’est pas pour rien que l’USFP a choisi d‘appeler à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour gérer les aléas de la pandémie. Une proposition qui n’aura pas eu d’écho favorable parmi les autres acteurs de la scène politique. Dès lors, bien des observateurs jugent que le temps est serré pour le ministère de l’Intérieur appelé à répondre aux différentes requêtes des partis politiques relatives à la réforme des lois électorales. Nombreuses sont les voix qui se sont exprimées sur le caractère obsolète de l’actuelle architecture électorale. 

Un nouveau rythme devrait donc subséquemment s’imprimer sur la scène politique. Mais il faut convenir que « le temps politique » est apprécié différemment par les parties prenantes, l’administration territoriale pouvant exprimer sa réticence à toute refonte globale qui s’avérerait éminemment « chronophage ». 

La multiplicité des « aller-retour » entre formations et tutelle est exigée par toute réforme en profondeur de tout le corpus électoral. Les modes retenus pour le découpage électoral, le scrutin et le seuil électoral appellent à une révision des textes ad hoc. Telle est la voie royale qu’exigerait la nouvelle armature des lois du circuit électoral qui mène, lui, à la constitution d’assemblées élues à caractère communale, régional ou parlementaire. 

On crédite déjà le ministère de l’Intérieur d’avoir initié, sur la base des demandes exprimées par les partis politiques, à la révision des lois électorales liées notamment au mode de scrutin, au découpage électoral et au financement des partis. Une quasi-unanimité marque de son sceau les appels des partis à des modifications conséquentes du code électoral avant les prochaines échéances électorales prévues pour 2021. La transparence du processus représente la clé de voûte de l’enjeu électoral. Mais la question qui taraude les observateurs a, elle, trait à la capacité des divers acteurs politiques à générer une adhésion massive du corps électoral… 

Tous conviennent de l’ampleur de la tâche au regard du climat de défiance qui prévaut dans le pays, comme le laissent entendre nombre de sondages. Surtout que lors des dernières échéances électorales, le taux d’abstention a réduit l’empreinte des formations politiques, toutes catégories confondues, sur l’échiquier politique.

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