ONU-Afrique: Ode à la CEA

0
L’Organisation des Nations Unies aura failli à sa mission si elle ne réussissait pas à faire la différence en Afrique, a laissé entendre son Secrétaire général, António Guterres, en marge du 28è sommet de l’U.A d’Addis-Abeba.
Lors de la réunion informelle avec le personnel des Nations Unies à Addis-Abeba, A. Guterres a déclaré que le succès de l’ONU dans le monde repose sur son succès en Afrique, en particulier en ce qui concerne les politiques de développement et de paix et de sécurité de l’ONU. A ses yeux, l’ONU devrait aider les gouvernements africains à mettre en œuvre avec succès l’Agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable (ODD), un plan d’action qui vise à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dimensions dans les communautés du monde entier.
A. Guterres assure qu’il est crucial pour l’ONU de le faire en Afrique et de changer la vie des gens ordinaires tout ajoutant que les politiques de paix et de sécurité de l’ONU devraient viser à aider davantage le continent.
« Malheureusement, l’Afrique est surtout considérée comme un continent en proie à des crises et parfois nous, les Nations Unies, en sommes également responsables », lâche-t-il.
Soulignant les nombreux remarquables cas de réussite africains méconnues, A. Guterres dit qu’il faut un autre récit sur l’Afrique – un récit positif, dont dit-il, la CEA a contribué de façon extraordinaire… Il fait savoir que les nombreux dirigeants africains qu’il a rencontrés jusqu’à présent ont fait l’éloge de la CEA pour son rôle dans le changement du récit sur l’Afrique et la contribution à la transformation structurelle du continent.
Il parle de la nécessité de réformer la structure du maintien de la paix de l’ONU, qui selon lui, a encore beaucoup de chevauchements et complique la transition vers la paix d’un pays à l’autre.
«Nous devons faire preuve de transparence et de responsabilité vis-à-vis de ce que nous faisons», déclare-t-il sous les applaudissements du personnel de l’ONU et ajoute que l’ONU doit trouver trois grands domaines de réforme pour relever les défis auxquels l’organisation internationale doit faire face.
Il déclare que son domaine prioritaire concerne la prévention des conflits. « Il est clair que la meilleure prévention des conflits réside dans un développement durable et inclusif », a soutenu A. Guterres. « Nous avons un programme de prévention, mais pas autant que nous devrions en avoir; Nous avons une certaine résolution de conflit, mais nous sommes loin d’avoir les capacités que nous devrions avoir; l’intégration horizontale et verticale de notre travail est une priorité importante et la réforme de l’organisation pour être en mesure de parvenir à nos fins est essentielle ».

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus