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Paix en Colombie : L’Etat et les FARC pressés

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Le gouvernement colombien et la guérilla des Farc ont annoncé, mardi, la signature le 24 novembre, à Bogota, du nouvel accord de paix révisé conclu pour mettre fin à plus de 50 ans de conflit. Cette annonce intervient près de deux mois après le rejet d’un précédent texte par référendum. Le Président Juan Manuel Santos ne désarme pas. Il a souligné, dans un discours, qu’il était « indispensable » de mettre en œuvre le nouvel accord du 12 novembre « le plus rapidement possible », du fait de la « fragilité » du cessez-le-feu bilatéral en vigueur depuis fin août, et déjà entaché par la mort, ce mois-ci, de deux guérilléros des Farc dans des circonstances qui restent à préciser et font l’objet d’une enquête de l’ONU.
Les principaux commandants des Farc, dont leur chef suprême Rodrigo Londono, plus connu sous ses noms de guerre de Timoleon Jimenez ou Timochenko, sont dans la capitale, pour la première fois depuis des décennies, pour préparer la signature de l’accord, dont ils demandent eux aussi la rapide mise en œuvre.
Mardi soir, les négociateurs de paix du gouvernement et de la guérilla ont souligné qu’ils devaient avancer « d’un pas ferme vers la mise en application des accords afin de surmonter tant d’années d’un conflit » qui, au fil des décennies, a impliqué d’autres guérillas, ainsi que des paramilitaires et l’armée, faisant plus de 260 000 morts, plus de 60 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.
Ils ont précisé que le nouvel accord, conclu après le rejet d’un précédent texte par les électeurs colombiens le 2 octobre, serait ensuite approuvé par le Parlement, selon une procédure restant à affiner.
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