La paix israélo-palestinienne discutée à l’Onu : B. Netanyahu s’accroche mordicus à l’Etat juif

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A l’Assemblée générale de l’Onu, Barack Obama et Abdel Fattah al-Sissi se sont prononcés en faveur d’une paix israélo-palestinienne rapide. Mahmoud Abbas souhaite que 2017 soit l’année de la fin de l’occupation par Israël de la Palestine. Benjamin Netanyahu qui l’invite à s’exprimer devant la Knesset s’accroche toujours à l’Etat juif. »Israël doit vivre en paix avec ses voisins et une patrie palestinienne. » Tel est le crédo de Barack Obama qui cherche à trouver le moyen de parvenir à la paix avant la fin de son mandat. Il l’a fait savoir à Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre, jeudi 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu. L’affaire est loin d’être entendu puisque le président américain et le premier ministre israélien continuent à avoir des désaccords, notamment sur la construction de logements dans certaines implantations juives de Cisjordanie. Un mitage du territoire qui va à contre-courant de la solution des deux Etats. Malgré cette opposition entre les deux hommes, force est de souligner qu’Israël a pu bénéficier des largesses de l’administration Us en bénéficiant d’une aide militaire de 38 milliards de dollars… Ce qui a poussé le responsable israélien à lâcher : « Notre alliance a progressé décennie après décennie ». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, a affirmé pour sa part du haut du pupitre des Nations Unies disposer d’une  » réelle opportunité d’écrire une page brillante dans l’histoire de notre région et de nous diriger vers la paix. » L’Egypte a été le premier pays arabe à faire la paix avec Israël en 1979 (accords de Camp David). Le Caire se démène pour relancer les négociations de paix israélo-palestinienne en panne depuis l’avortement de l’initiative lancée en avril 2014 par Washington. « Le but étant de parvenir à une paix juste et durable fondée sur la solution des deux États. La main de la paix qui a pris la forme de l’Initiative de paix est toujours tendue » ajoute le président égyptien.
Après toutes ces déclarations, deux discours restaient très attendus à New York. Ceux de Mahmoud Abbas, présenté comme le président de l’Etat de Palestine sur le site de l’Onu, et de Benjamin Netanyahu. Le leader palestinien a débuté son allocution en indiquant qu’il « aurait préféré ne pas prononcer ce discours, espérant que la cause de (son) peuple aurait déjà été résolue. » Formulant l’espoir de ne pas avoir  » à prononcer ce même discours l’an prochain. » Pour le président de l’Autorité palestinienne, « Israël doit cesser toutes ses activités d’oppression des Palestiniens, sa colonisation et ses agressions contre l’Esplanade des Mosquée. Toutes ces politiques et pratiques empêchent la paix dans notre région. Les accords d’Oslo de 1993 devaient mettre fin à l’occupation et mener à l’instauration d’un Etat dans délai de cinq ans. Israël ne respecte pas les accords signés et continue de construire des colonies de peuplement illégales et empêche la solution à deux Etats. Est-ce qu’Israël souhaite un seul Etat ? »
« En 1993, nous avons reconnu l’existence de l’Etat d’Israël et ceci reste valable aujourd’hui. Israël doit à son tour reconnaitre l’Etat palestinien afin que les deux Etats vivent dans la paix et dans la sécurité en tant que voisins et avec des frontières reconnues. Une réconciliation historique entre les peuples Israéliens et palestiniens est possible. Il faut jeter des passerelles plutôt que de bâtir des murs » indique le représentant palestinien. Et de rappeler : « cent ans se sont écoulés depuis la déclaration de Balfour, depuis que la Grande-Bretagne a donné les terres palestiniennes à un autre peuple. Nous lançons un appel à la Grande-Bretagne pour qu’elle tire les enseignements et en tire les conséquences, y compris des excuses au peuple palestinien, et agir pour remédier aux conséquences de cette catastrophe historique. »
« Nous poursuivons nos efforts véritables et francs pour assurer la paix. Nous tendons la main à ceux qui veulent instaurer la paix » insiste Mahmoud Abbas. Il lance à New York un « appel aux pays qui ont plaidé pour la défense des droits de notre peuple et pour que justice lui soit rendu. Tout le monde parle de la solution à deux Etats. Et ces deux Etats doivent être reconnus par eux. « 
« Je vous invite à déclarer l’année 2017, année de la fin de l’occupation par Israël de notre terre et de notre peuple. Cinquante ans après le début de cette occupation » lance-t-il aux participants.
« Israël a devant lui un avenir brillant aux Nations Unies » déclare B. Netanyahu lors de son intervention officielle. Ajoutant, « cette année, l’Onu a voté vingt résolutions contre l’Etat démocratique d’Israël et trois contre les autres pays de la planète…Tout va changer ici et bien plus tôt que vous ne le pensez… Les dirigeants du monde se rendent de plus en plus compte qu’Israël est un pays puissant… Les gouvernements changent d’attitude vis-à-vis de nous… La guerre contre Israël aux Nations Unies est terminée !  »
Pour le premier ministre israélien, « Nous ne nous laisserons pas dicter notre politique de sécurité par les Nations Unies. La route vers la paix passe par Jérusalem et Ramallah, pas par New York. »
Notant le « refus persistant de la Palestine de reconnaître l’Etat juif », Benjamin Netanyahu indique que « si les Palestiniens avaient dit oui à un Etat juif en 1947, il n’y aurait pas eu de guerre, pas de réfugiés, pas de conflit. S’ils disent oui aujourd’hui, tout sera terminé. »
« Je suis prêt à négocier sur le statut final mais je ne négocierais jamais sur notre droit à un Etat juif  » indique-t-il.
« Je demande à monsieur Abbas s’il veut continuer d’alimenter la haine comme il l’a fait aujourd’hui ou faire face à la haine et travailler à mes côtés pour rétablir la paix entre nos peuples ? » lance Benjamin Netanyahu. « Je suis prêt à entamer des négociations pour la paix aujourd’hui. Pas demain, pas la semaine prochaine, aujourd’hui ! »
Le premier ministre israélien invite Mahmoud Abbas à s’exprimer face aux Israéliens à la Knesset et se propose d’aller parler aux Palestinien au Parlement de Ramallah.

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