Panama Papers : Stglitz jette l’éponge !

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Le prix Nobel d’économie juge peu transparente l’enquête ouverte par le gouvernement du Panama après le scandale lié à la publication des documents d’un cabinet révélant les détails de nombreux comptes financiers offshore détenus par des sociétés et des personnes voulant échapper au fisc.
Le comité mis en place par le Panama pour faire la lumière sur son système financier manque de transparence, a soutenu le lauréat du prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz, après en avoir démissionné.
La publication en avril de plus de 11,5 millions de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, les « Panama Papers », a révélé les détails financiers de nombreux comptes offshore susceptibles d’être utilisés pour échapper au fisc.
Joseph Stiglitz ainsi que l’expert anti-corruption suisse Mark Pieth, qui comptaient parmi les sept membres du comité de transparence convoqué par le pays pour auditer son système financier, notoirement opaque, disent avoir trouvé le gouvernement peu disposé à soutenir une enquête ouverte. Ils ont tous deux démissionné vendredi après le refus du Panama de garantir que les rapports du comité seraient rendus publics.
– «Sa peine de mort a été appliquée, car lors de son procès, il a été démontré qu’il espionnait au profit des Etats-Unis». C’est en ces termes que le porte-parole de la justice iranienne, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, a résumé l’épisode de l’exécution du scientifique nucléaire Shahram Amiri. Ce dernier a établi des liens avec «le premier ennemi de notre pays, c’est-à-dire les Etats-Unis» et il «leur a fourni des informations» sur la République islamique d’Iran, précise Gholam-Hossein Mohseni-Ejei. Il y a lieu de rappeler que Shahram Amiri avait disparu en 2009 alors qu’il était en pèlerinage en Arabie saoudite. Quelques temps plus tard, il a publié une vidéo dans laquelle il disait avoir été kidnappé par l’Agence centrale du renseignement américain (CIA) et transféré aux Etats-Unis, dans le but de «mettre la pression politique sur l’Iran» et de «prouver les mensonges que répètent les Etats-Unis» contre son pays natal. Ensuite, la chaîne américaine ABC a rapporté que Shahram Amiri collaborait avec les services de renseignement américains. ABC a publié une vidéo où l’Iranien disait être sain et sauf et libre aux Etats-Unis, où il voulait poursuivre ses études. Au même moment, d’autres médias américains ont soutenu que l’Iranien avait demandé l’asile aux Etats-Unis.
Téhéran, de son côté, n’a jamais cessé de condamner «l’enlèvement» de ce citoyen iranien et de menacer de poursuivre l’affaire devant les instances politiques et judiciaires internationales. En juillet 2010, Shahram Amiri est enfin rentré à Téhéran, où il a été accueilli en héros par certaines autorités, notamment le ministre adjoint des affaires étrangères, Hassan Ghashghavi. Lors des entretiens avec des médias iraniens, M. Amiri a répété la version officielle iranienne, c’est-à-dire l’enlèvement par Washington et les pressions exercées par les Etats-Unis pour qu’il fasse de faux aveux contre la République islamique d’Iran.

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