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Pandémie et fragilités du secteur de la santé : Les promesses de K. Ait Taleb

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Avec la troisième vague encouragée par Omicron, variant hypercontagieux de la Covid+, le pays souffre. Même si le total de personnes infectées depuis le début de la crise sanitaire dans le pays a atteint 1 051 830, ce qui reste relativement faible par rapport à ce qui s’est vu ailleurs, il n’en reste pas moins que les services de soins sont sous tension permanente.
D’après la Santé, on a enregistré 1 573 nouvelles guérisons, portant à 979 268 le nombre total, avec un taux de rémission de 93,1%. Mais en dépit de ces efforts, 18 morts ont été recensés ces dernières 24 heures, ce qui porte le nombre de personnes décédées à cause de la Covid-19 atteignant 14 994, soit un taux de létalité de 1,4%.
Ainsi, le pays compte désormais 57 568 cas actifs sous traitement. 490 patients restent dans un état critique, dont 78 nouveaux cas lors des dernières 24h. 17 sont sous intubation et 158 sous ventilation non invasive. Le taux d’occupation des lits de réanimation Covid-19 a atteint 9,3%.
Sur le plan de la répartition géographique des contaminations, on note que c’est la région de Rabat qui est passée en tête, suivie en cela par celle de Casablanca.
Quant à la campagne vaccinale, elle a permis à 24 617 958 personnes d’avoir reçu la première dose du vaccin contre la Covid-19, alors que 23 015 417 en ont reçu la deuxième et 3 856 921 la troisième.

Les milliards de la Santé

Evoquant la réforme du système de santé pour les années à venir, réforme ayant focalisé l’attention au regard de la pandémie, le budget alloué au secteur devrait connaître une augmentation progressive. C’est ce qu’a laissé entendre au micro de Radio 2M le ministre de la Santé. Il a indiqué qu’en 2021, ce budget a atteint 19 milliards de dirhams. Pour l’année 2022, il est désormais de 23 milliards. Il s’agit d’une augmentation de 19%, selon le ministre, qui prône une poursuite de la hausse du financement sur plusieurs phases, afin d’accompagner les différentes étapes de la réforme et de rationaliser les dépenses à la fois. «L’année prochaine, nous aurons un budget encore plus conséquent», a promis Khalid Aït Taleb.
Cette augmentation s’observe dans un contexte où la crise sanitaire mondiale perdure depuis deux ans. Dans ce sens, le responsable a rendu hommage aux professionnels de santé pour leurs efforts à limiter la propagation de la pandémie au Maroc, malgré les moyens limités. «Avec ces ressources-là, on a assuré une riposte digne de ce qui existe ailleurs, grâce à la gestion proactive et anticipatrice menée par le roi Mohammed VI. Cela fait que le monde vit sa cinquième vague, alors que nous vivons la troisième», a déclaré le ministre. Rappelant que de 2020 à aujourd’hui, la capacité totale des lits de réanimation a augmenté de 684 pour atteindre plus de 5 000 places. Le nombre de lits hospitaliers est passé de 22 000 à 28 000.
En dépit de cela, le ministre relève que le pays a besoin de 32 000 médecins et de 65 000 infirmiers pour couvrir la pénurie. «Nous sommes en train de voir comment y remédier, lorsqu’on sait que les postes budgétaires ne sont plus attractifs et qu’on n’arrive plus à fidéliser nos lauréats», a-t-il indiqué, ajoutant que son département demande «à ce qu’il y ait un statut particulier de la fonction sanitaire».
Aux yeux du ministre, cette démarche permettra notamment de «travailler sur une politique d’incitation et de décloisonnement entre le public et le privé, avec un régime de rémunération différent, un salaire fixe et un salaire variable pour ceux qui travaillent plus, une révision de la formation en quantité et qualité, ainsi que des indemnités d’éloignement et de garde».
Dans cette équation, le partenariat public-privé devrait se faire «dans la complémentarité plutôt que dans la compétitivité, afin de mutualiser les moyens», selon le ministre. Cette démarche permettra la possibilité d’«acheter des services, des prestations, d’organiser des vacations» au bénéfice des structures hospitalières publiques, tout en «optimisant et rationnalisant ce qui est investi dans les structures et en conservant les ressources humaines en créant des pôles de compétences», a-t-il indiqué.
Le recours aux capacités humaines de l’étranger s’inscrit dans ce cadre, a indiqué K. Ait Taleb pour qui les lois permettent, depuis août 2021, à tout praticien étranger ou marocain résidant à l’étranger d’investir ou d’exercer dans le royaume. La seule condition requise est d’être déjà inscrit au conseil de l’Ordre des médecins dans le pays de résidence ou d’étude. «On n’exige pas une durée d’expérience, mais simplement de choisir dans quel hôpital exercer», a-t-il souligné.

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