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Paris et Bamako en chiens de faïence : Je t’aime, moi non plus…

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Signe manifeste que les tensions entre Paris et Bamako perdurent, le Mali a demandé à la France de revoir les accords de défense bilatéraux a annoncé le 17 janvier une source diplomatique française à l’AFP. «Nous avons reçu une demande du Mali et nous sommes en train de l’examiner», a déclaré cette source sans autres précisions.
L’information a par la suite été confirmée par le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. «Le Mali a demandé la révision du Traité en matière de défense qui le lie à la France. Les amendements ont été formellement soumis», a-t-il déclaré au micro de France 24.
Le déploiement des forces armées françaises est encadré par un accord intergouvernemental signé en mars 2013, ainsi qu’un protocole additionnel.
Comme le rappelle l’AFP, Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre malien, avait évoqué le 15 janvier à la télévision nationale la nécessité de revoir ces accords. «Nous voulons relire les accords déséquilibrés qui font de nous un Etat qui ne peut même pas survoler son territoire sans autorisation de la France», avait-il affirmé.
Le Mali avait dénoncé le soir du 12 janvier une violation de son espace aérien auprès de la France, liée à la fermeture de ses frontières en représailles à des sanctions de la Cédéao soutenues notamment par la France. Selon une source militaire française de l’AFP pourtant, «toutes les procédures ont été respectées». Les tensions entre Paris et Bamako ont notamment ont notamment été ravivées par le présumé recours des autorités maliennes à la société militaire privée russe Wagner, dont plusieurs pays occidentaux – parmi lesquels la France – affirment qu’elle est présente sur le territoire. Information fermement démentie par le Mali. «C’est une plaisanterie. Dans notre pays, il n’y a pas de Wagner. Nous coopérons d’Etat à Etat. Nous coopérons avec les autorités légitimes russes tout comme nous coopérons avec les autorités turques, américaines… Nous coopérons avec toutes les autorités», résumait ainsi sur RT France le 16 janvier Nouhoum Sarr, deuxième vice-président du Conseil national de transition du pays.
La France et ses alliés européens engagés dans la lutte contre les djihadistes au Mali, ont indiqué de leur côté le 14 janvier qu’ils étaient prêts à maintenir leur présence dans le pays «mais pas à n’importe quel prix».

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