Pas de forces régulières iraniennes en Syrie: Assad face à l’appel du Golan

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Des volontaires et des conseillers militaires iraniens sont présents en Syrie, a déclaré le Président syrien Bachar el-Assad, en tenant toutefois à préciser qu’il n’y avait pas de force iranienne régulière sur le territoire du pays.

Dans une interview à la chaîne de télévision Al-Alam, le Président syrien a évoqué la présence de troupes iraniennes sur le territoire de son pays. Selon le dirigeant syrien, les conseillers militaires iraniens ont été présents sur le sol syrien avant même le début du conflit en raison d’une coopération étroite avec Téhéran en matière de défense. La Syrie «n’est pas embarrassée» de ce fait, car «les Iraniens font couler leur sang dans la lutte contre le terrorisme», a-t-il ajouté.

Assad a souligné qu’il n’y avait pas de force iranienne régulière sur le territoire du pays, mais uniquement des détachements de volontaires sous le commandement d’officiers. Dans le même temps, Damas est prêt à fournir à l’Iran des bases militaires si nécessaire, mais jusqu’à présent, le soutien de Téhéran est «tout à fait efficace» dans sa forme actuelle.

Auparavant, le président du parlement libanais, Nabih Berri, avait déclaré dans une interview à Sputnik que les forces iraniennes et le Hezbollah ne quitteraient pas la Syrie avant que le pays ne soit libéré du terrorisme et que son intégrité territoriale ne soit rétablie.

Président syrien n’a pas manqué d’évoquer dans cet entretien les démarches militaires retenues pour les prochains jours.  «Le sud de la Syrie est devant un choix – soit une réconciliation, soit une libération par la force. Pour le moment, on n’a pas obtenu de résultats tangibles [du processus de paix, ndlr] en raison des pressions qu’Israël et Les Etats-Unis exercent sur les terroristes dans cette région pour empêcher une réconciliation ou une solution pacifique», a indiqué le chef de l’État syrien.

Et d’expliquer qu’il était encore possible de régler la situation dans le sud du pays par la voie d’une réconciliation, à l’image de ce qui été fait fans la Ghouta orientale, banlieue de Damas.  «La Russie a proposé de laisser une chance au règlement pacifique de la situation et à la réconciliation, comme dans d’autres régions… Cette proposition nous convient», a noté B. Assad.

Selon lui, la Russie, les États-Unis et Israël poursuivent des discussions sur le sud de la Syrie.

Le conflit armé ravage la Syrie depuis mars 2011. Les moyens de le régler sont au centre des discussions organisées à Astana, au Kazakhstan, et à Genève, en Suisse. Le Congrès du dialogue national syrien, organisé à Sotchi, en Russie, le 30 janvier dernier, a été la première tentative de réunir le plus grand nombre de participants à la table des négociations. Le Congrès a débouché sur la décision de créer une commission constitutionnelle à Genève.

 

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