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Pas de miracle pour la scuderia : Etoiles filantes !

A la mi-saison, il faut croire que l’écurie Mercedes affiche toutes les performances. Même en étant en retard par rapport à la technologie embarquée par Ferrari, les « étoiles filantes » donnent le tournis aux rivaux. Un récital de succès dont ne se lassent pas les aficionados de la F-1…

Avec 242 points contre 148 à Ferrari, l’écurie Mercedes frappe décidément très fort en ce début de saison 2015. Et bien entendu, ses pilotes sont aux avant-postes si bien que la seule question qu’on se pose au lendemain de la sixième manche c’est quid d’Hamilton ou de Rosberg pour ravir le titre de la saison.
Avec 126 points, Hamilton n’est pas si loin de son coéquipier puisque seuls 10 point les séparent. Et à voir l’antipathie qui les anime, ça promet une chaude fin de saison. Et c’est tant mieux car durant la dernière manche au Canada, les flèches d’argent ont littéralement écrasé la concurrence alors que les moteurs n’ont pas encore bénéficié des évolutions prévues au grand prix d’Autriche. Jusqu’où iront-ils dans la performance ?
A Montréal, la question qui taraudait les amateurs de la F-1, c’est comment Hamilton allait-il répondre de sa bévue monégasque. Retour sur une victoire annoncée qui s’est terminée par un fiasco retentissant.
Après des essais dominants et un départ tonitruant, le pilote britannique avait assuré l’essentiel surtout que doubler dans le circuit de la principauté relève de la prouesse. A l’abri de ses poursuivants, il enchainait les tours la tête dans les étoiles. Mais à la faveur de l’entrée de la voiture de sécurité suite à l’accident de Hamilton et ses ingénieurs ont pris une décision hâtive de changer de pneumatique alors que Rosberg et Vettel continuaient à économiser pneumatique et carburant derrière la safety car. Avec quelques mètres de retard à sa sortie des stands, il s’est retrouvé en 3 ème position derrière Vettel. Cette bévue dans la stratégie provoqua un réel malaise dans l’équipe. Mais à écouter les échanges radio entre Hamilton et ses ingénieurs la responsabilité est partagée. Au Canada, c’est la piste qui a départagé les concurrents et dans ce jeu, le Britannique était au-dessus surtout que Vettel s’est mal qualifié pour cause de fiabilité et comble de malchance, il a écopé de pénalités l’ayant relégué à l’arrière du peloton. Sa troisième place qualificative, il l’a confiée le temps d’une course à Raïkonen… l’avenir nous dira s’il est à même de reprendre sa place.
Toujours est-il que le finlandais a terminé au pied du podium provoquant l’exaspération de son patron Maurizio Arrivabene. Conscient des insuffisances de son écurie, le patron de la scuderia n’a pas admis le classement de ses monoplaces surtout que Vettel a véritablement animé la compétition avec une chevauchée exceptionnelle tout au long de la course le portant des abysses du classement à la cinquième position.
C’est d’autant plus rageant que Ferrari alignait les podiums puisqu’en quatre manches, elle s’est adjugée l’équivalent de la totalité de la moisson de la saison dernière. De plus, son pilote vedette s’invite systématiquement entre les deux Mercedes et l’éternel taiseux et laborieux Raïkônen occupe la quatrième place. Il faut dire que compte tenu des écarts hadaux de cet été entre les deux écuries, les améliorations apportées à la monoplace rouge et les performances réalisées depuis, sont du domaine du Miracolo !
Retomber dans les travers de la saison passée, c’est tout simplement inacceptable surtout à ce niveau de la compétition.

Le Grand prix de Barcelone

Quatre semaines plutôt, la formule 1 était de retour dans le Vieux continent et c’est à Barcelone que se disputa la première manche européenne. Les voitures reçurent des améliorations que les pilotes ont pu enfin rudoyer. Sur ses terres, Alonso rêvassait d’engranger les premiers points pour Honda.
Les essais comme la course au classement se sont passés de manière assez sereine pour Mercedes. Le seul changement ce fut Nico Rosberg qui s’était adjugé la pôle au grand désarroi d’Hamilton. Quant à Vettel, coutumier du fait, il s’installa, à la grande satisfaction de son team, à la troisième place de la grille.
Pour ce trio de tête, leur suprématie leur a permis d’économiser un train de pneu médium tout neuf. Encore une fois, les gommes étaient et demeurent la variable qui fait et défait les champions.
Dès le départ, Rosberg a su maintenir sa place de leader, place qu’il saura la garder jusqu’au drapeau à damiers. Il a su montrer la maestria de son pilotage. Après avoir perdu sa seconde place au profit de Vettel, Hamilton va la ravir au pilote Allemand avec 3 arrêts au stand s’il vous plait ! Agrémentés par de précieuses secondes perdues par les mécaniciens, ce furent les rares moments de suspens de l’après midi. C’est dire la fiabilité et la puissance de Mercedes qui continue à surclasser le paddock. Impuissant face à cette déferlante d’étoiles filantes, Vettel s’est contenté de la troisième place et son coéquipier de la cinquième.

De son côté, Alonso, victime de surchauffe de freins a été contraint à l’abandon non sans avoir donné des frayeurs à ses mécaniciens sur lesquels il a foncé. Heureusement plus de peur que de mal.
Ce que l’on a retenu de cette manche catalane, c’est Mercedes qui rafle, encore et encore la mise. Convalescente, Ferrari a pu raffermir sa seconde position et de belle manière. Quant au régional de l’étape, Alonso, il est sorti par la petite porte dans l’attente de jours meilleurs.
Cette sortie, il la connaît tellement bien qu’il en use et abuse comme en témoigne son attitude au Canada puisqu’il a refusé d’obtempérer aux ordres de son team sachant pertinemment que sa façon de piloter l’amènera à coup sûr à l’abandon et ce fut le cas……
Dernier fait de course c’est le nuage de fumée du moteur Renault en passant sous le drapeau à damier. Décidément Renault soigne son image !!

Le retour durant l’été en Europe est une période majeure pour les écuries, les pilotes et leurs images de marque. Les six grands prix qui se courront dans le Vieux continent pourront peut-être départager les machines et les hommes.

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