Pavillon Marocain : La gestion intégrée du littoral en question

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Dans le cadre du renforcement de la coopération nord-sud et sud-sud en matière de lutte contre les effets des changements climatiques dans les milieux littoraux, le Pavillon Maroc a abrité en marge des travaux de la COP22, une rencontre sur « La gestion intégrée du littoral, un outil incontournable pour l’adaptation aux effets des changements climatiques ». Les modes de gouvernance pour le développement durable du littoral, la gestion intégrée des zones côtières et leur adaptation aux changements climatiques et de financement pour l’adaptation du littoral aux impacts des changements climatiques ont été les maitres mots de cet évènement. Ce dernier a eu pour objectif de cerner les enjeux du littoral pour mieux agir en vue de son développement durable, de sensibiliser et mobiliser les décideurs publics et privés par rapport aux enjeux liés aux changements climatiques au niveau des zones littorales ; et de mettre en place un réseau international sur le littoral pour le partage des données et des informations relatives à ces milieux. S’exprimant à l’ouverture de cette rencontre, le ministre de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, Driss Merroun, a souligné que le littoral marocain représenté par ses deux composantes terrestre et maritime, est un territoire propice au développement économique, mais qui reste fragile, notant que ce patrimoine naturel subit une pression urbaine considérable et concentre les agglomérations urbaines les plus importantes du pays. Les défis environnementaux appellent tous les intervenants dans ce domaine à agir ensemble pour concilier la protection et la valorisation des littoraux, a relevé le ministre, notant qu’une stratégie nationale est en train d’être élaborée pour servir de référence et pour fournir les indicateurs et les instruments nécessaire à une gestion durable de cet espace vital. Pour sa part, Anthony Lecren, ministre du Développement durable et de l’environnement au gouvernement de Nouvelle Calédonie, a relevé que dans la région d’Océanie quand on parle de littoral on parle d’espace de vie, et que cette région constituée de plusieurs iles est des plus fragiles dans le monde car menacée par la montée des eaux. Il a aussi noté que les pays de la région agissent déjà dans le cadre d’une démarche régionale en organisant des rencontres qui associent responsables et acteurs de la société civile, ajoutant que l’Océanie est en avant-poste des effets des changements climatiques et qu’elle peut collecter des données et alimenter une base de donnée à même de prévenir les effets des changements climatiques.

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