The news is by your side.

Perspectives économiques divergentes de la BAD

12
La Banque Africaine de Développement (BAD) a publié cette semaine son rapport sur les perspectives économiques en Afrique en 2016. Sa tonalité est assez positive, et la BAD se montre confiante dans une reprise à moyen terme de l’activité sur l’ensemble du continent avec 3,6% de croissance du PIB en 2015, 3,7% en 2016 et 4,5% en 2017. Si, comme le relève l’institution, l’Afrique demeure la deuxième zone la plus dynamique du monde après l’Asie, il est important de différencier entre les groupes de pays. Les facteurs de différenciation sont nombreux : dépendance aux exportations de matières premières, exposition aux conditions de financement international et bien sûr niveau de développement. L’Afrique australe, dominée par une économie sud-africaine à la peine, devrait croître de 1,9% en 2016. L’Afrique centrale est très fortement touchée par les cours bas du pétrole et la croissance du PIB devrait demeurer sous les 4%. L’Afrique de l’Ouest devrait croître de 4,3%, avec une forte croissance des pays francophones alors que le Nigeria, première économie du continent et de la zone, devrait croitre de 3,8%. Enfin, l’Afrique orientale confirme son statut de zone résiliente à croissance stable : celle-ci devrait conserver en 2016 le même rythme qu’en 2015 (6,4% au lieu de 6,3%). La divergence des trajectoires économiques africaines forte est amenée à durer à moyen terme. Ainsi, les économies les plus diversifiées et souvent importatrices de pétrole (Éthiopie, Kenya, Sénégal, Tanzanie par exemple) tirent leur épingle du jeu cette année. Dans le même temps, les économies fondées sur les matières premières non renouvelables (Angola, Gabon, Nigeria, Zambie) paient au prix fort en 2015 et 2016 leur dépendance envers ces dernières. Pour ces économies, les déficits jumeaux (comptes publics et extérieurs) se sont creusés, alors que la dégradation a été bien plus modérée dans le premier groupe de pays. Il est donc impératif de discriminer, et les perspectives stables des économies d’Afrique de l’Est et dans une moindre mesure, d’Afrique de l’Ouest francophone, nourrissent l’optimisme. Enfin pour ce qui est de du Maroc, la BAD confirme le consensus générale en matière de croissance et chiffre cette dernière à 1.8% en 2016.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :