Le PJD s’assume comme pivot politique

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Assurément, la scène politique nationale a tendance à se polariser à l’approche des législatives prévues pour octobre prochain. Et c’est le PJD qui semble agir comme pivot central autour duquel gravitent les autres formations politiques qui rejettent le retour à l’autoritarisme et le poids de « l’Etat profond ». Si le PPS et la Mouvance populaire ont déjà tranché en terme d’alliance, le choix stratégique étant fait sur le PJD, c’est autour du Parti de l’Istiqlal (PI) de rejoindre cette « sainte alliance » qui muscle, sans le moindre doute, la formation islamiste qui se prend à rêver d’une suprématie électorale qui confinerait les autres formations, PAM en tête, dans le rôle de figurants. En tout cas, une chose est sûre : c’est le PAM qui focalise les critiques les plus acerbes exprimées par ces formations déjà coalisées avant le départ de la course aux législatives. Le PAM étant assimilé à un outil entre les mains des architectes de « l’Etat profond » leur permettant de dessiner la carte politique du pays avec, en prime, le retour au galop de l’autoritarisme envahissant…
Devant la jeunesse PJDiste, A. Benkirane s’est livré à l’exercice qui lui sied bien : descendre en flammes le PAM tout en rassurant la monarchie de sa fidélité inconditionnelle. Sans oublier, bien entendu, la dimension « victimaire » dont il meuble son discours pour ne pas rendre de compte quant au bilan de la gestion des affaires de l’Etat : les réformes étant bloquées par les… autres !

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