Plaidoyer philosophique: Intraitable Y. Seddik

Le philosophe tunisien Youssef Seddik milite toujours contre la lecture stricte et unique du Coran. Pour ce musulman non pratiquant, voir le Coran comme une vérité absolue est une erreur. «La langue du Coran est une langue qui n’est plus usitée et même la structure de la phrase, la complexité de la syntaxe n’est plus de mise aujourd’hui dans le langage parlé, dans les journaux, dans les livres modernes, que ce soit les romans ou les essais, et donc c’est délibérément que nous avons opéré ce que j’appelle une congélation du texte du Coran dans la récitation et non pas dans la lecture. La lecture, c’est un échange, le lecteur est aussi important que celui qui propose le texte et, quand on est récitant, on est dans le sens unique, un sens unique qui a donné lieu à la manipulation de ce qui est dit pour d’autres buts et d’autres objectifs que l’objectif de l’ensemble des religions.»
Il estime d’ailleurs que certains versets sont aujourd’hui désuets comme celui qui appelle à couper la main des voleurs, par exemple. «La législation a évolué, parce que la manière de punir a tout à fait changé, elle a changé dans le sens de l’humanisation de la sanction, si ce sens de l’humanisation de la sanction continue, on s’aperçoit que des versets n’ont plus du tout cours.»

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