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Portrait d’un rappeur tunisien anti-djihadiste

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Mahdi Akari ou la voix de la résistance

Il s’appelle Mahdi Akari, alias « DJ Costa ». Avec un baccalauréat littéraire en poche, ce jeune tunisien ne parviendra cependant pas à trouver un emploi. Il décide alors de dénoncer la sclérose et la violence du
système sous Ben Ali. A l’époque déjà, son  » art » est considéré comme indigène et violent comme partout dans le monde.
La commercialisation des albums de rap étant impossible en Tunisie, il vit
de concerts. DJ Costa est très populaire auprès de la jeunesse
maghrébine en général et tunisienne en particulier. Elle se retrouve
dans ses paroles.
Arrive alors la révolution. Son petit frère, sans emploi ni
perspectives d’avenir, finit par être appâté et influencé par des
prédicateurs qui le conduiront en Syrie où il combattra aux côtés de
Daech. Une fois sur le terrain, il réalise avoir été abusé et
comprend que le pseudo djihad de Daech n’est pas celui annoncé et ne
correspond pas à l’islam. Il finit par regagner la Tunisie, pays qui a alimenté les théâtres d’opérations au Moyen Orient de pas moins de trois milles jeunes djidadistes.
À son retour, la sécurité du territoire et les autorités tunisiennes lui
mèneront la vie dure et n’épargneront personne de sa famille. Dj Costa voit
tous ses concerts annulés, son frère ne parviendra pas à reprendre une vie
normale, toute sa famille est sous surveillance. Leur quotidien est
désormais infernal.
Son frère culpabilise car il comprend l’impact de ses actions. Il décide
alors de repartir en Syrie mais cette fois ci pour combattre Daech,
responsable de ce qui lui est arrivé. Il y trouvera la mort quelques jours après. Abattu, Dj Costa décide alors de faire la guerre à Daech en se servant du
même outil de propagande qu’eux pour démobiliser les jeunes qui voudraient
partir au djihad. Il devient  » le rappeur anti djihad ».
Il écrit et compose même une chanson intitulée « Samidoun » qui est
aujourd’hui chantée dans les lycées, universités, bidonvilles et
même dans les casernes !
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